P'TIT GLOB


Elles parsèment le Golfe du Morbihan comme une constellation d’étoiles; la plupart minuscules, avec une seule maison en leur centre. De ces langues de terre tranquilles et silencieuses, Jean-Stéphane a fait un terrain de jeu… à explorer hors saison : c’est le bon moment !

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Les deux plus grandes sont l’île d’Ars et l’île aux Moines, qui ont le statut de communes. A la fin de l’été, elles retournent au calme, comme leur quarantaine de petites sœurs; les résidences secondaires ferment leurs portes et les îles s’endorment…IMG_20160525_174446
C’était hors saison, aussi, quand nous sommes venus en voyage de presse, il y a déjà près d’un an – j’ai quelque retard accumulé dans mes papiers et mes voyages ;-) Je ressors mes souvenirs, d’abord par nécessité professionnelle – la rédaction d’un article à paraître dans un prochain numéro Version Fémina (n°806, 1er octobre) – mais aussi… pour vous inciter à venir profiter de cette lumière et de de silence merveilleux d’arrière-saison, quand le Golfe du Morbihan est rendu aux oiseaux de mer…

Nous étions donc cinq journalistes, descendus du train à Vannes – traversée rapide de cette jolie ville aux portes médiévales, aux ruelles piétonnes enfermées dans l’enceinte de l’ancien château d’Anne de Bretagne… Notre « taxi » nous attendait sur les quais : un Zodiac conduit par Jean-Stéphane, dit J.S, fondateur d’Armor Evasion.IMG_20160526_162311

Physique d’ancien para, cheveux blancs et regard acier, bronzage de marin, souvenirs truculents et vocabulaire à la Audiard, JS a bourlingué partout dans le monde, et il n’y a qu’une race qu’il déteste, dit-il, c’est la race des cons.

On en fait un peu partie lorsqu’il nous lâche, avec une boussole que personne ne sait lire, sur l’île d’Ars.

IMG_20160525_163042On a un carnet de route et deux questions simples auxquelles on répond (faux) avant de continuer notre chemin, très décidés, vers l’autre bout de l’île (alors que JS nous attend au bateau, tout près de notre aire de débarquement). Mais voyons, nous explique-t-il une bonne demi-heure et un coup de fil après, croyait-on qu’il s’agissait de passer d’une île à l’autre à la nage ? Heureusement, notre chef en a vu d’autres, et rit avec nous de notre incompétence.

IMG_20160525_180124C’est donc d’une excellente humeur que nous traversons la jolie petite île d’Ars, avec son moulin à marée, ses maisonnettes blanches aux volets bleus ou verts, sa Poste d’époque et ses deux cafés comme des bonbonnières.

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A force de perdre du temps en chemin, nous avons mis la pagaille dans la belle organisation militaire de JS, mais il ne nous en veut pas.

On récupère en hâte le trésor – une bouteille de cidre immergée dans la mer, que des explorateurs plus aguerris que nous devraient trouver plus facilement, au

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terme du parcours… et on a droit en prime à quelques douceurs bretonnes !

 

Mais on a encore quelques trésors naturels à découvrir parmi les îles : direction la Cabane à Huîtres, en plein parc ostréicole. Pour tout vous dire, je ne suis pas une fanatique des huîtres, il n’y a même pas très longtemps que j’ai appris à les apprécier… mais déguster ces mollusques fraîchement sortis de l’eau IMG_20160525_190250 avec un excellent petit Muscadet,IMG_20160525_191528

sur une terrasse surplombant le golfe et les parcs à huîtres  IMG_20160525_184607.jpgdans un silence îlien que nulle circulation automobile, nulle musique intempestive, ne vient parasiter… c’est une expérience magique, à vous transformer illico en amoureux fou de l’huître bretonne !

IMG_20160525_185409 Ivan, le propriétaire de la Cabane- et représentant de la cinquième génération d’ostréiculteurs de sa famille – a même eu l’idée de faire construire un bateau à fond plat et moteur écologique, baptisé Au Rythme des Marées, pour amener les touristes au plus près des huîtres : ils sont aussi invités à pêcher et apprennent tout sur le mode de production, avant de déguster leurs huîtres sur le bateau, au coucher du soleil…

Après avoir beaucoup parlé, dégusté, et bu (les huîtres et le bavardage, ça donne soif) on se décide enfin à lever le camp pour gagner l’île aux Moines, la « perle du golfe » avec ses criques de sable fin, ses ruelles fleuries, sa magnifique palette de couleurs qui prend des lueurs douces à l’automne…

IMG_20160526_121954On nous attend à l’hôtel San Francisco, tout au bout de l’île, avec vue sur le minuscule petit port. Un endroit empreint de sérénité, tenu par deux sœurs à la bonne franquette : dans cette belle maison aux escaliers de maître, à la magnifique salle à manger, aux couleurs douces, on se sent comme chez soi. Ma chambre, sous les toits, poutres blanchies, murs lambrissés de bleu, fenêtres en angle offrant des échappées sur le port et la mer, est un véritable havre de tranquillité.

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Vue de la fenêtre salle de bains au San Francisco

Les bateaux oscillent tranquillement au soleil couchant, les touristes sont rares et les mouettes sont reines…  A la terrasse de l’excellent restaurant, crustacés, coquillages et poissons locaux sont à l’honneur. A partir de 100 euros la nuit pour deux, possibilité de suite familiale 4 personnes avec 2 chambres communicantes. http://lesanfrancisco.com

Malheureusement, le San Francisco ferme en octobre : raté pour ceux qui voudraient profiter des vacances de Toussaint. Une autre bonne adresse, l’hôtel des Isles, sur l’île aux Moines, a récemment changé de propriétaire et propose huit chambres à tarif doux, dans un cadre chaleureux et convivial. Son restaurant est décoré de façon originale, avec la proue d’un bateau en guise de bar ! A partir de 75 euros la chambre double, 145 euros la suite pour 3 personnes avec possibilité de lit d’appoint.

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La terrasse du Castel Clara, à Belle Ile

Mais si vous pouvez vous offrir une parenthèse cocooning de luxe, profitez d’une offre package famille très intéressante proposée par le magnifique Castel Clara Thalasso & Spa, pendant les vacances de Toussaint. C’est vraiment l’un des plus beaux hôtels où j’ai eu le plaisir de séjourner, avec ce panorama incroyable sur la baie. IMG_20160527_095259

 Il ne date pas d’hier : François Mitterrand (dont on connaît le goût – plus élitiste que socialiste – pour les belles et bonnes choses !) y avait sa chambre attitrée, paraît-il… On le comprend. Certes, l’établissement a beaucoup changé depuis, totalement rénové… mais il garde son atout majeur, ce fantastique emplacement, perché sur une falaise, d’où le panorama est éblouissant et l’isolement total – tranquillité assurée ! Vous pourrez aller faire des balades revigorantes sur la lande et la plage, et de revenir vous faire dorloter en thalasso.  Nager dans la piscine intérieure toute vitrée, avec pleine vue sur l’horizon bleu du ciel et de la mer, c’est nager dans… le luxe et la sérénité !

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chambre au Castel Clara

Package Toussaint à partir de 182,50€/adulte en chambre familiale et demi pension, accès au spa, séance de bain hydro-massant pour les parents,animations enfants.IMG_20160526_194249.jpg

Plus d’infos

Organisées pour les groupes mais aussi pour les familles, les courses au trésor organisées par Armor Evasion sont de vraies petites aventures maritimes, idéales pour explorer les îles en s’amusant et faire le plein d’histoires et d’infos sur le patrimoine local : chaque indice apporte une connaissance sur les monuments, l’histoire, la géologie ou les légendes du lieux… (Activité organisée sur demande et sur devis, toute l’année, demi-journée à une journée, à partir de 2 personnes, autres formules possibles dont chasses au trésor à pied ou à vélo dans les îles, courses d’orientation en kayak, croisières… )

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Déjà une semaine demain… Petite rando dans les alpages au-dessus du village de Christine et Jean-Marc, mes amis helvètes, pour aller manger une fondue au sommet… Sont fous, ces Suisses ;)

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C’est un chemin qui semble ne mener nulle part…  Il poursuit la voie romaine qui commence dans la forêt, à la lisière du joli village de Ballaigues, et s’arrête tout net au milieu d’un pré… Il faut alors prendre son courage à deux mains, ou plutôt à deux pieds, pour continuer dans le pré qui monte, monte, monte… vers le haut de la montagne. Donc, on monte. En soufflant. Sous l’œil goguenard des vaches.

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Elles font même mine de nous suivre, et leurs cloches moqueuses sonnent sonnent, derrière nous… Mais elles se lassent avant qu’on arrive au sommet : victoire ! L’heure de la fondue approche !

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Le refuge d’alpage que nous atteignons se nomme les Cernys    : endroit très

 

convivial, que vient de reprendre un avenant et sympathique restaurateur.P_20170603_191740 Il s’est longtemps expatrié au Mexique, et s’est marié avec une Mexicaine, tout aussi sympathique que lui. Vous pourriez donc croire qu’ils vont vous proposer quelques fajitas avec la fondue. Que non ! En Suisse, on ne plaisante pas avec les traditions ! Il nous explique que dans les chalets d’alpage, il est hors de question – et même interdit – de proposer autre chose que des produits typiquement d’alpage… autrement dit, exit le guacamole, et bienvenue au gruyère (le vrai, l’unique, le gruyère suisse, celui qui n’a pas de trous; attention, ne confondez jamais gruyère et emmental devant un Suisse ;-))

Avec la fondue (excellente) on a droit au pain, mais attention, ici, on n’est pas en France, dans ces restos savoyards qui vous proposent le pain rassis déjà coupé en petits carrés. Ici, en Suisse, on rompt son pain (frais) soi-même. Et si on demande de la salade avec la fondue, on se trahit irrémédiablement : vous venez de Paris ? demande la serveuse en rigolant…

 

Oui, parce que malgré toutes ces règles non écrites,  on a bien rigolé quand même… et bien mangé! Les Suisses savent parfaitement (et délicieusement) nous faire avaler leurs immuables traditions; et même si on vous propose « un pot de thé noir » bien chaud pour accompagner la fondue (d’après les Suisses, ça fait digérer) cela s’accompagne sans chichis d’un bon petit vin blanc suisse (je trouve que ça fait bien digérer aussi) ! Et puis après, il y a aussi le digestif (au cas où le thé n’y suffise pas !) L’absinthe, c’est aussi la tradition suisse, comme toute une série d’eaux de vie… Bien dommage que le patron n’ait pas le droit de vendre son kirsch maison, qui doit surpasser celui dont « la patronne » arrose sa salade de fruits – en dessert, vous aurez le choix entre « salade de fruits normale » (juste les fruits), salade de fruits au kirsch, salade de fruits au kirsch vieux, et salade de fruits « de la patronne »… avec du kirsch… et de la crème – double, cela va sans dire – la fameuse double crème de Gruyère, pour une fois sans ses -traditionnelles- meringues ! Tant pis si vous préférez le chocolat, en alpage, même en Suisse, on n’a pas droit au chocolat; par contre, les fruits sont fraîchement coupés : pas de boîtes, ici, tout est fait maison -sauf le kirsch, donc, à cause de ces lois scélérates qui viennent embêter les bouilleurs de crus des alpages  !

Du coup, on peut envisager de redescendre la montagne… sans craindre la petite pluie qui commence à tomber !  P_20170603_190202.jpg

Bon, je vous rassure, vous pouvez aussi arriver aux Cernys par la route, en voiture… mais il faut l’avouer, la petite rando  (une heure environ) c’est bien agréable, ça ouvre l’appétit en même temps que de beaux horizons (superbe vue sur la vallée)… et ça déculpabilise à l’heure de manger la fondue : on l’a bien méritée, celle-là !

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Comme la plage est belle en hiver, quand les promeneurs sont rares, quand seul le soleil du soir vient s’allonger sur le sable, quand seule la lune joue les guetteurs sur le poste de contrôle… Fleury d’Aude, un soir de février.

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Il n’y a pas que Mickey, pour attirer les touristes sur des grands huit déments ! A quelques encablures de Barcelone, Port Aventura déroule ses attractions à travers l’évocation de quatre continents…

A une heure de Barcelone...

A une heure de Barcelone…

Ce parc à thèmes, ouvert en 1995, est tout de même l’un des plus grands d’Europe, et il n’a pas grand-chose à envier à Disney en matière d’attractions à sensations fortes – son gigantesque Dragon Khan emmêle ses courbes sur 1270 mètres et une hauteur de 45 mètres… le regarder suffit à vous donner le vertige ! Sans parler du Shambhala, un circuit de montagnes russes qui serait le plus haut d’Europe, avec ses 76 mètres de hauteur et sa chute principale de 78 mètres, mais aussi le plus rapide, avec une vitesse de 134 km/h !

IMG_20151231_131448Personnellement, je ne tiens pas à monter sur ce genre d’inventions pour masochistes, mais ma tribu d’enfants et beaux-enfants adore…

Qu’à cela ne tienne, Port Aventura offre l’avantage, sur les parcs comme Disney ou Astérix, d’offrir un univers attrayant même à ceux qui détestent les parcs d’attraction pour leur musique entêtante, leur marketing agressif, leurs pauvres comédiens montés sur béquilles et emmitouflés dans de ridicules costumes pour mieux figurer Minnie, Pluto ou Bonémine…

Car il y a peu de tout cela dans ce parc : contrairement à ses concurrents, il présente l’avantage d’être aéré, étalé sur un site en hauteur, non loin de la mer et entouré d’une végétation naturellement luxuriante, au soleil espagnol.

Il n’a pas de vrai personnage fétiche – même si une mascotte a bien sûr été créée (tout aussi moche que ses concurrentes !) elle n’a pas la popularité d’Astérix ou de Mickey… ce qui la rend un peu plus discrète, et nous évite de nous faire bombarder de supplications pour acheter son effigie répétée à l’infini sur tous les objets possibles et imaginables… Enfin, la musique reste relativement discrète et moins répétitive que les chansons de la Reine des Neiges ou de la parade Disney hurlant en boucle dans des hauts parleurs… Mais surtout, c’est un parc pour voyageurs, puisqu’il a pris pour thème… la diversité mondiale.

Rues du Far West et Saloon...

Rues du Far West et Saloon…

Il est en effet partagé en six zones et quatre continents.

En Amérique, on traverse le quartier « Western » – aussi réussi qu’un décor de cinéma, avec ses jolies maisons de bois, ses saloons81651395

ses hôtels type Far West,P1030363 comme le Gold River, le Lucy Mansion (très haut-de-gamme) ou encore le Callaghan’s, où nous sommes logés, qui propose d’immenses chambres décorées dans le style « grand ouest » et un hall de réceP1030243 ption majestueux, mais aussi, détachés du bâtiment principal, d’adorables bungalows en rondins façon trappeur donnant sur la rivière. P1030229

Et côté attractions, bien sûr, des « train de la Mine » (El diablo !) et  autres « Grand Canyons Rapids »…

On passe ensuite par le Mexique, puis on déboule en Océanie et on se retrouve en Polynésie. IMG_20151231_130231

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En Chine, on longe des jonques, des pavillons d’été… la grande muraille, bien sûr… et on grimpe sur l’immense « dragon ».

 

En Europe, on se concentre sur la Méditerranée, bien sûr… et on peut prendre un verre dans un joli port au charme tout méridional, très bien reconstitué. Il y a aussi un parc aquatique, le « Caribe Park », mais en janvier… il est évidemment fermé !

 

Port Aventura, près de Salou, à une heure de Barcelone, à partir de 45€/adulte hors pass et promotions.

Ma fille l’avait oublié l’été dernier dans une jolie maison louée près de Denia, en Espagne. On le pensait définitivement perdu. Le voici qui arrive par la Poste après un séjour de huit mois en terre ibérique !

 

DSC_0463Bizarre, non, de mettre huit mois à retrouver un carnet caché entre matelas et sommier d’un lit d’enfant ? J’avais appelé deux fois l’équipe Interhome à Denia, dès notre retour, pour leur signaler la perte et leur expliquer où était niché le journal – objet ultra-secret et d’une importance capitale aux yeux de ma fille, 13 ans à l’époque. Rien. On nous avait dit avoir cherché, mais n’avoir pas trouvé.

C’est donc avec une surprise proche de l’ahurissement que j’ai reçu, il y a quelques jours, un appel d’Espagne, m’informant qu’on avait enfin mis la main sur le fameux journal ! Mais le plus surprenant, c’est encore la carte qui accompagnait le journal : quelques mots très gentils et chaleureux du technicien, Alain, qui a trouvé le journal – on m’avait déjà dit, au téléphone, qu’il était « tellement heureux et ému » de l’avoir retrouvé… Boniment commercial, ai-je alors pensé… comme le fait de remettre la main sur ce journal justement à l’approche des grandes vacances, en pleine saison des nouvelles réservations… D’autant qu’on m’avait aussitôt demandé si nous ne revenions pas cet été : ainsi, nous l’aurions récupéré sur place, et ma fille aurait pu y raconter la suite de ses aventures en Espagne !

Mais j’ai mauvais esprit ! Le mot qui accompagnait l’envoi était empreint de sincérité. « Bonjour Jade, je suis content d’avoir retrouvé ton petit journal dans la maison que vous aviez loué. Je sais que cela est important pour toi et que tu seras ravie de retrouver tes notes privées. J’ai une petite nièce en Provence, qui s’appelle aussi Jade. »

Voilà ce que disait Alain, et cela a suffi à me faire oublier les 25 euros qu’il m’a fallu débourser pour remettre la main sur ce carnet – dont la valeur purement sentimentale a quand même un prix… assez élevé ! « Ils vous l’auraient envoyé « normalement », ça aurait coûté 3 euros », comme m’a dit l’employé de la Poste à qui j’ai dû payer les 17 euros de frais pour l’envoi contre remboursement, plus les 8 euros de taxe douanière ! Un comble, non ? Payer des taxes douanières sur les écrits de ma fille !

Heureusement, Alain a racheté la pingrerie de ses employeurs.  Jade était presque aussi contente du petit mot que des retrouvailles avec son journal, et si on revient à Dénia, on ne manquera pas de chercher Alain pour le remercier de vive voix !

Et y revenir, pourquoi pas ? Denia est une jolie petite ville de la Costa Blanca, avec beaucoup d’animation le soir, des places ombragées de palmiers, des terrasses, et un beau marché de poisson dans le port. Notre maison se trouvait à quelques kilomètres de là, dans le village de Pego et sur le Monte Pego. Cela a été une belle surprise de découvrir, après quelques pérégrinations hésitantes, cette maison blanche, là-haut sur la colline. Toute en arrondis, avec une piscine en forme de haricot dominant l’aride panorama qui se déroulait jusqu’à la mer, sous un ciel d’un bleu infaillible. Interhome en loue plusieurs du même type, dans ce quartier très résidentiel, à l’écart du village et en surplomb de la mer. N’hésitez pas à y aller… c’est un cadre idyllique. Et si vous oubliez quelque chose, pas d’inquiétude… vous finirez bien par le recevoir !

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Interhome – Ctra. Las marinas 201 A – 03700 Denia

Tel.  +34 (0)96 643 53 14

 

 

 

 

 

 

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Vacances de printemps… un petit tour dans le Midi. Le soleil n’est pas vraiment au rendez-vous en ce dimanche de Pâques, le ciel est gris et venteux, la mer charrie les scories de l’hiver… et même des arbres entiers, échoués là on ne sait comment.

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C’était sur la plage des Cabanes de Fleury… et certains s’éclataient malgré la météo tristounette…

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Moins sportifs, nous sommes allés nous réconforter en mangeant une crêpe à Fleury d’Aude… et nous avons poussé jusqu’à Saint-Pierre et Narbonne Plage, où les chaises vides aux terrasses frissonnaient dans le vent… Brrr. La Méditerrannée, en fin d’hiver, fait parfois des effets de Manche…

 

 

Une soirée à -10°, en mars, dans le 18ème arrondissement parisien ? C’est possible, au Ice Kub, où j’étais invitée pour un événement presse. A découvrir… si on aime la vodka bien frappée !

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Dès l’entrée, le lieu est étonnant : au fin fond d’une ruelle un peu sordide du XVIIIème arrondissement se dresse à l’improviste l’auguste silhouette d’un ancien hôtel particulier… et un cube de verre géant dans sa cour intérieure, comme un glaçon tombé du ciel. Façade classique et intérieur design, l’établissement a réussi cet iconoclaste mariage, pas toujours facile à mener à bien, de l’ancien et du moderne. Comme tous les hôtels appartenant au groupe Murano, le Kube Hôtel affiche quatre étoiles bien méritées. Il possède son restaurant, chic, cher et branché… mais surtout son fameux bar de glace, le premier et unique à Paris – on sait que la mode, venue des pays nordiques, a fleuri dans plusieurs capitales européennes, et jusqu’au bord de la Méditerranée… au Kube Bar de Saint-Tropez, on peut désormais jouer à se congeler sous les palmiers, et transformer pour quelques instants la Grande bleue en glaciale Arctique… pas très écolo, tout ça !

Revenons à Paris, où c’est un peu moins incongru… mais quand même surprenant. Pour accéder au bar, il faut grimper sur la mezzanine du restaurant, par un escalier de verre aussi transparent que la glace (les jupes virevoltantes sont déconseillées…)

Avant de pénétrer dans ce congélateur géant qu’est le Ice Kub, on a droit à un petit discours d’introduction de la barman, sans doute autant destiné à nous faire frissonner par anticipation qu’à nous mettre réellement en garde contre les dangers de l’immersion dans la froidure (-10°).  Attention, attention… nous serons prévenus : la session doit durer vingt à vingt-cinq minutes, durant lesquelles on avalera autant de cocktails vodka qu’on le souhaite (ou qu’on le peut)… Quant à la barman, vêtue d’une robe du soir sans manches et décolletée, elle nous assure qu’elle est affligée d’une maladie rare qui maintient sa température corporelle, en permanence, à 39°… ce qui fait qu’elle ne souffre pas du froid. Info ou intox ? En tout cas,  la jeune femme n’a pas un frisson lorsqu’elle officie derrière le bar de glace où elle passe ses soirées aussi court vêtue qu’elle le serait à St Tropez.
Pour notre part, nous sommes engoncés dans de grosses doudounes et munis de gants, grâce auxquels nous pouvons tenir nos petits verres sans risquer les engelures…

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Au final, c’est une expérience amusante, sans doute un peu surfaite – on adhère mieux au concept lorsqu’il fait à peine plus chaud dehors que dedans… un ice bar dans les rues de Stockholm (où il fut d’ailleurs inventé…) ça paraît presque naturel; dans celles de Paris, ça prête à sourire. Mais on se prend quand même au jeu, dans ce beau décor où les jeux de couleur et de lumière nimbent la glace, et où on peut s’asseoir sur un banc (réfrigérant) dans un véritable igloo…

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En pratique :

Ouvert du mercredi au samedi de 19h30 à 2h00 (dernière séance à 1h30), 25€ la session avec 3 coctails
En ce moment, offre « Sessions givrées », à -20%
Renseignements et réservations: +33 (0)1 42 05 20 00

 

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