P'TIT GLOB


Déjà une semaine demain… Petite rando dans les alpages au-dessus du village de Christine et Jean-Marc, mes amis helvètes, pour aller manger une fondue au sommet… Sont fous, ces Suisses ;)

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C’est un chemin qui semble ne mener nulle part…  Il poursuit la voie romaine qui commence dans la forêt, à la lisière du joli village de Ballaigues, et s’arrête tout net au milieu d’un pré… Il faut alors prendre son courage à deux mains, ou plutôt à deux pieds, pour continuer dans le pré qui monte, monte, monte… vers le haut de la montagne. Donc, on monte. En soufflant. Sous l’œil goguenard des vaches.

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Elles font même mine de nous suivre, et leurs cloches moqueuses sonnent sonnent, derrière nous… Mais elles se lassent avant qu’on arrive au sommet : victoire ! L’heure de la fondue approche !

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Le refuge d’alpage que nous atteignons se nomme les Cernys    : endroit très

 

convivial, que vient de reprendre un avenant et sympathique restaurateur.P_20170603_191740 Il s’est longtemps expatrié au Mexique, et s’est marié avec une Mexicaine, tout aussi sympathique que lui. Vous pourriez donc croire qu’ils vont vous proposer quelques fajitas avec la fondue. Que non ! En Suisse, on ne plaisante pas avec les traditions ! Il nous explique que dans les chalets d’alpage, il est hors de question – et même interdit – de proposer autre chose que des produits typiquement d’alpage… autrement dit, exit le guacamole, et bienvenue au gruyère (le vrai, l’unique, le gruyère suisse, celui qui n’a pas de trous; attention, ne confondez jamais gruyère et emmental devant un Suisse ;-))

Avec la fondue (excellente) on a droit au pain, mais attention, ici, on n’est pas en France, dans ces restos savoyards qui vous proposent le pain rassis déjà coupé en petits carrés. Ici, en Suisse, on rompt son pain (frais) soi-même. Et si on demande de la salade avec la fondue, on se trahit irrémédiablement : vous venez de Paris ? demande la serveuse en rigolant…

 

Oui, parce que malgré toutes ces règles non écrites,  on a bien rigolé quand même… et bien mangé! Les Suisses savent parfaitement (et délicieusement) nous faire avaler leurs immuables traditions; et même si on vous propose « un pot de thé noir » bien chaud pour accompagner la fondue (d’après les Suisses, ça fait digérer) cela s’accompagne sans chichis d’un bon petit vin blanc suisse (je trouve que ça fait bien digérer aussi) ! Et puis après, il y a aussi le digestif (au cas où le thé n’y suffise pas !) L’absinthe, c’est aussi la tradition suisse, comme toute une série d’eaux de vie… Bien dommage que le patron n’ait pas le droit de vendre son kirsch maison, qui doit surpasser celui dont « la patronne » arrose sa salade de fruits – en dessert, vous aurez le choix entre « salade de fruits normale » (juste les fruits), salade de fruits au kirsch, salade de fruits au kirsch vieux, et salade de fruits « de la patronne »… avec du kirsch… et de la crème – double, cela va sans dire – la fameuse double crème de Gruyère, pour une fois sans ses -traditionnelles- meringues ! Tant pis si vous préférez le chocolat, en alpage, même en Suisse, on n’a pas droit au chocolat; par contre, les fruits sont fraîchement coupés : pas de boîtes, ici, tout est fait maison -sauf le kirsch, donc, à cause de ces lois scélérates qui viennent embêter les bouilleurs de crus des alpages  !

Du coup, on peut envisager de redescendre la montagne… sans craindre la petite pluie qui commence à tomber !  P_20170603_190202.jpg

Bon, je vous rassure, vous pouvez aussi arriver aux Cernys par la route, en voiture… mais il faut l’avouer, la petite rando  (une heure environ) c’est bien agréable, ça ouvre l’appétit en même temps que de beaux horizons (superbe vue sur la vallée)… et ça déculpabilise à l’heure de manger la fondue : on l’a bien méritée, celle-là !

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Comme la plage est belle en hiver, quand les promeneurs sont rares, quand seul le soleil du soir vient s’allonger sur le sable, quand seule la lune joue les guetteurs sur le poste de contrôle… Fleury d’Aude, un soir de février.

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Il n’y a pas que Mickey, pour attirer les touristes sur des grands huit déments ! A quelques encablures de Barcelone, Port Aventura déroule ses attractions à travers l’évocation de quatre continents…

A une heure de Barcelone...

A une heure de Barcelone…

Ce parc à thèmes, ouvert en 1995, est tout de même l’un des plus grands d’Europe, et il n’a pas grand-chose à envier à Disney en matière d’attractions à sensations fortes – son gigantesque Dragon Khan emmêle ses courbes sur 1270 mètres et une hauteur de 45 mètres… le regarder suffit à vous donner le vertige ! Sans parler du Shambhala, un circuit de montagnes russes qui serait le plus haut d’Europe, avec ses 76 mètres de hauteur et sa chute principale de 78 mètres, mais aussi le plus rapide, avec une vitesse de 134 km/h !

IMG_20151231_131448Personnellement, je ne tiens pas à monter sur ce genre d’inventions pour masochistes, mais ma tribu d’enfants et beaux-enfants adore…

Qu’à cela ne tienne, Port Aventura offre l’avantage, sur les parcs comme Disney ou Astérix, d’offrir un univers attrayant même à ceux qui détestent les parcs d’attraction pour leur musique entêtante, leur marketing agressif, leurs pauvres comédiens montés sur béquilles et emmitouflés dans de ridicules costumes pour mieux figurer Minnie, Pluto ou Bonémine…

Car il y a peu de tout cela dans ce parc : contrairement à ses concurrents, il présente l’avantage d’être aéré, étalé sur un site en hauteur, non loin de la mer et entouré d’une végétation naturellement luxuriante, au soleil espagnol.

Il n’a pas de vrai personnage fétiche – même si une mascotte a bien sûr été créée (tout aussi moche que ses concurrentes !) elle n’a pas la popularité d’Astérix ou de Mickey… ce qui la rend un peu plus discrète, et nous évite de nous faire bombarder de supplications pour acheter son effigie répétée à l’infini sur tous les objets possibles et imaginables… Enfin, la musique reste relativement discrète et moins répétitive que les chansons de la Reine des Neiges ou de la parade Disney hurlant en boucle dans des hauts parleurs… Mais surtout, c’est un parc pour voyageurs, puisqu’il a pris pour thème… la diversité mondiale.

Rues du Far West et Saloon...

Rues du Far West et Saloon…

Il est en effet partagé en six zones et quatre continents.

En Amérique, on traverse le quartier « Western » – aussi réussi qu’un décor de cinéma, avec ses jolies maisons de bois, ses saloons81651395

ses hôtels type Far West,P1030363 comme le Gold River, le Lucy Mansion (très haut-de-gamme) ou encore le Callaghan’s, où nous sommes logés, qui propose d’immenses chambres décorées dans le style « grand ouest » et un hall de réceP1030243 ption majestueux, mais aussi, détachés du bâtiment principal, d’adorables bungalows en rondins façon trappeur donnant sur la rivière. P1030229

Et côté attractions, bien sûr, des « train de la Mine » (El diablo !) et  autres « Grand Canyons Rapids »…

On passe ensuite par le Mexique, puis on déboule en Océanie et on se retrouve en Polynésie. IMG_20151231_130231

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En Chine, on longe des jonques, des pavillons d’été… la grande muraille, bien sûr… et on grimpe sur l’immense « dragon ».

 

En Europe, on se concentre sur la Méditerranée, bien sûr… et on peut prendre un verre dans un joli port au charme tout méridional, très bien reconstitué. Il y a aussi un parc aquatique, le « Caribe Park », mais en janvier… il est évidemment fermé !

 

Port Aventura, près de Salou, à une heure de Barcelone, à partir de 45€/adulte hors pass et promotions.

Ma fille l’avait oublié l’été dernier dans une jolie maison louée près de Denia, en Espagne. On le pensait définitivement perdu. Le voici qui arrive par la Poste après un séjour de huit mois en terre ibérique !

 

DSC_0463Bizarre, non, de mettre huit mois à retrouver un carnet caché entre matelas et sommier d’un lit d’enfant ? J’avais appelé deux fois l’équipe Interhome à Denia, dès notre retour, pour leur signaler la perte et leur expliquer où était niché le journal – objet ultra-secret et d’une importance capitale aux yeux de ma fille, 13 ans à l’époque. Rien. On nous avait dit avoir cherché, mais n’avoir pas trouvé.

C’est donc avec une surprise proche de l’ahurissement que j’ai reçu, il y a quelques jours, un appel d’Espagne, m’informant qu’on avait enfin mis la main sur le fameux journal ! Mais le plus surprenant, c’est encore la carte qui accompagnait le journal : quelques mots très gentils et chaleureux du technicien, Alain, qui a trouvé le journal – on m’avait déjà dit, au téléphone, qu’il était « tellement heureux et ému » de l’avoir retrouvé… Boniment commercial, ai-je alors pensé… comme le fait de remettre la main sur ce journal justement à l’approche des grandes vacances, en pleine saison des nouvelles réservations… D’autant qu’on m’avait aussitôt demandé si nous ne revenions pas cet été : ainsi, nous l’aurions récupéré sur place, et ma fille aurait pu y raconter la suite de ses aventures en Espagne !

Mais j’ai mauvais esprit ! Le mot qui accompagnait l’envoi était empreint de sincérité. « Bonjour Jade, je suis content d’avoir retrouvé ton petit journal dans la maison que vous aviez loué. Je sais que cela est important pour toi et que tu seras ravie de retrouver tes notes privées. J’ai une petite nièce en Provence, qui s’appelle aussi Jade. »

Voilà ce que disait Alain, et cela a suffi à me faire oublier les 25 euros qu’il m’a fallu débourser pour remettre la main sur ce carnet – dont la valeur purement sentimentale a quand même un prix… assez élevé ! « Ils vous l’auraient envoyé « normalement », ça aurait coûté 3 euros », comme m’a dit l’employé de la Poste à qui j’ai dû payer les 17 euros de frais pour l’envoi contre remboursement, plus les 8 euros de taxe douanière ! Un comble, non ? Payer des taxes douanières sur les écrits de ma fille !

Heureusement, Alain a racheté la pingrerie de ses employeurs.  Jade était presque aussi contente du petit mot que des retrouvailles avec son journal, et si on revient à Dénia, on ne manquera pas de chercher Alain pour le remercier de vive voix !

Et y revenir, pourquoi pas ? Denia est une jolie petite ville de la Costa Blanca, avec beaucoup d’animation le soir, des places ombragées de palmiers, des terrasses, et un beau marché de poisson dans le port. Notre maison se trouvait à quelques kilomètres de là, dans le village de Pego et sur le Monte Pego. Cela a été une belle surprise de découvrir, après quelques pérégrinations hésitantes, cette maison blanche, là-haut sur la colline. Toute en arrondis, avec une piscine en forme de haricot dominant l’aride panorama qui se déroulait jusqu’à la mer, sous un ciel d’un bleu infaillible. Interhome en loue plusieurs du même type, dans ce quartier très résidentiel, à l’écart du village et en surplomb de la mer. N’hésitez pas à y aller… c’est un cadre idyllique. Et si vous oubliez quelque chose, pas d’inquiétude… vous finirez bien par le recevoir !

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Interhome – Ctra. Las marinas 201 A – 03700 Denia

Tel.  +34 (0)96 643 53 14

 

 

 

 

 

 

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Vacances de printemps… un petit tour dans le Midi. Le soleil n’est pas vraiment au rendez-vous en ce dimanche de Pâques, le ciel est gris et venteux, la mer charrie les scories de l’hiver… et même des arbres entiers, échoués là on ne sait comment.

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C’était sur la plage des Cabanes de Fleury… et certains s’éclataient malgré la météo tristounette…

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Moins sportifs, nous sommes allés nous réconforter en mangeant une crêpe à Fleury d’Aude… et nous avons poussé jusqu’à Saint-Pierre et Narbonne Plage, où les chaises vides aux terrasses frissonnaient dans le vent… Brrr. La Méditerrannée, en fin d’hiver, fait parfois des effets de Manche…

 

 

Une soirée à -10°, en mars, dans le 18ème arrondissement parisien ? C’est possible, au Ice Kub, où j’étais invitée pour un événement presse. A découvrir… si on aime la vodka bien frappée !

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Dès l’entrée, le lieu est étonnant : au fin fond d’une ruelle un peu sordide du XVIIIème arrondissement se dresse à l’improviste l’auguste silhouette d’un ancien hôtel particulier… et un cube de verre géant dans sa cour intérieure, comme un glaçon tombé du ciel. Façade classique et intérieur design, l’établissement a réussi cet iconoclaste mariage, pas toujours facile à mener à bien, de l’ancien et du moderne. Comme tous les hôtels appartenant au groupe Murano, le Kube Hôtel affiche quatre étoiles bien méritées. Il possède son restaurant, chic, cher et branché… mais surtout son fameux bar de glace, le premier et unique à Paris – on sait que la mode, venue des pays nordiques, a fleuri dans plusieurs capitales européennes, et jusqu’au bord de la Méditerranée… au Kube Bar de Saint-Tropez, on peut désormais jouer à se congeler sous les palmiers, et transformer pour quelques instants la Grande bleue en glaciale Arctique… pas très écolo, tout ça !

Revenons à Paris, où c’est un peu moins incongru… mais quand même surprenant. Pour accéder au bar, il faut grimper sur la mezzanine du restaurant, par un escalier de verre aussi transparent que la glace (les jupes virevoltantes sont déconseillées…)

Avant de pénétrer dans ce congélateur géant qu’est le Ice Kub, on a droit à un petit discours d’introduction de la barman, sans doute autant destiné à nous faire frissonner par anticipation qu’à nous mettre réellement en garde contre les dangers de l’immersion dans la froidure (-10°).  Attention, attention… nous serons prévenus : la session doit durer vingt à vingt-cinq minutes, durant lesquelles on avalera autant de cocktails vodka qu’on le souhaite (ou qu’on le peut)… Quant à la barman, vêtue d’une robe du soir sans manches et décolletée, elle nous assure qu’elle est affligée d’une maladie rare qui maintient sa température corporelle, en permanence, à 39°… ce qui fait qu’elle ne souffre pas du froid. Info ou intox ? En tout cas,  la jeune femme n’a pas un frisson lorsqu’elle officie derrière le bar de glace où elle passe ses soirées aussi court vêtue qu’elle le serait à St Tropez.
Pour notre part, nous sommes engoncés dans de grosses doudounes et munis de gants, grâce auxquels nous pouvons tenir nos petits verres sans risquer les engelures…

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Au final, c’est une expérience amusante, sans doute un peu surfaite – on adhère mieux au concept lorsqu’il fait à peine plus chaud dehors que dedans… un ice bar dans les rues de Stockholm (où il fut d’ailleurs inventé…) ça paraît presque naturel; dans celles de Paris, ça prête à sourire. Mais on se prend quand même au jeu, dans ce beau décor où les jeux de couleur et de lumière nimbent la glace, et où on peut s’asseoir sur un banc (réfrigérant) dans un véritable igloo…

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En pratique :

Ouvert du mercredi au samedi de 19h30 à 2h00 (dernière séance à 1h30), 25€ la session avec 3 coctails
En ce moment, offre « Sessions givrées », à -20%
Renseignements et réservations: +33 (0)1 42 05 20 00

 

Du travail, un déménagement, un changement de vie… et de beaux voyages, expliquent la longue interruption de ce blog. Mais au premier rang des bonnes résolutions pour cette nouvelle année figure celle-ci : le reprendre ! Et si on commençait par un beau soleil de début d’année et de fin d’après-midi, sur les pistes d’Orcières ? 

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Ce 2 janvier, on entrait tout schuss dans l’année 2014… Image

Dans les Hautes-Alpes, même au début janvier, on skie sous le soleil… et ça fait vraiment beaucoup, beaucoup de bien au moral !

Bonne année à tousBonne année !

 

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