Une belle terrasse avec du bon dans l’assiette, ce n’est pas si courant à Paris : invitée hier à déjeuner au restaurant de l’Opéra, j’en profite pour renouer le fil de ce blog délaissé trèèèèès longtemps !terrasse1

Le restaurant l’Opéra a ouvert depuis quelques années déjà, dans ce beau Palais Garnier inauguré le 5 janvier 1875…  qui méritait bien une touche de nouveauté architecturale. Car avant même de s’intéresser au contenu de l’assiette, on est d’abord séduit par la configuration audacieuse de ce restaurant baptisé « Phantom » par son architecte, Odile Decq. Il joue avec les formes et les lignes, tout en s’intégrant harmonieusement au monument historique qui l’accueille… Opéra restaurant, sallerestaurant l'OpéraOpéra restaurant, détailOpéra restaurant, extérieur
Nous avons déjeuné en terrasse, profitant de la douceur de l’air – et les terrasses aussi vastes et tranquilles, en plein cœur de Paris,  il faut en profiter ! Des parois de verre isolent les tables du capharnaüm automobile des alentours; les grands parasols blancs donnent à ce vaste parvis un peu solennel, au pied des vieilles et vénérables pierres de Garnier, une touche balnéaire. Un petit tour aux toilettes ? Vous pénétrez d’abord dans la salle, qui semble s’enrouler et se dérouler sur elle-même en volutes – comme un air d’opéra…  Puis vous pénétrez dans l’enceinte du théâtre,  et vous entendez la musique des répétitions.
Retour à votre assiette : c’est un chef japonais, Chihiro Yamazaki, qui officie aux fourneaux, et sa carte, qui se joue en trois actes (le premier pour les entrées, le second pour les plats, le troisième pour les desserts) se révèle parfaitement maîtrisée… Des classiques revisités avec toute l’habilité asiatique, une « fusion food » de qualité : sashimi de daurade sur tartare fruits de la passion resto l'opéra, l'assiette.jpg suivis d’un dos de cabillaud « laqué au miso »… tandis qu’Hélène, qui a eu la bonne idée de m’inviter en ce lieu (merci Hélène ;) déguste des raviolis de gambas dans une émulsion de coco-saté, et un risotto vert au parmesan… Nous terminons par une panna cotta de bonne tenue (comme le tiramisù, autre délectable dessert italien, on la met tellement à toutes les sauces, bonnes ou moins bonnes… qu’on peut se féliciter quand elle s’avère assez onctueuse, doucement vanillée, même si le coulis est plus « confiture » que fruits frais !)

Bref, un restaurant à recommander pour un bon déjeuner dans un cadre d’exception, mais qui n’est pas à la portée de toutes les bourses : 37 euros l’entrée-plat ou le plat-dessert, 9 euros le moindre verre de vin… l’addition monte vite !

Et pour le plaisir d’une visite nocturne, quelques images d’un autre repas à l’Opéra, cet hiver, non pas au restaurant mais au cœur du foyer, pour un somptueux dîner de gala… foyer de l'Opéra, dîner de gala.jpgUne salle incroyablement somptueuse, une passionnante conversation avec des étoiles de l’Opéra et de la troupe de Wayne Mac Gregor, qui nous ont fait le plaisir de partager notre repas… après nous avoir régalé du magnifique ballet Tree of Codes ! plafond Chagall.jpg

Juste le temps d’admirer le plafond de Chagall avant que le rideau se lève sur les danseurs… Puis, dans nos assiettes, un menu « à thème » particulièrement réussi – en guest star, le dôme de lumière aux Saint Jacques, une réussite tant visuelle que culinaire !dôme de lumière.jpg

Une soirée magique… Quand partent les dîneurs et que résonnent les derniers pas, quand ne restent que les fantômes sous les lumières des plafonniers, qui font briller doucement les marbres et les ors des plafonds… c’est l’un de ces moments rares qu’on a envie de partager !P_20170220_233702.jpg

 

 

 

 

 

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