Plus de 245 000 billets vendus depuis le début de la manifestation, qui s’achève demain : Euroflora, à Gênes, déroule ses tapis de fleurs au bord de la grande bleue… 
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Loin encore de l’entrée à Euroflora, on sait qu’on s’en approche grâce au parfum voluptueux des fleurs qui submerge les senteurs iodées de la mer, sur la superbe « passegiata » qui mène, à flanc de falaise, du petit port coloré de Nervi jusqu’à ses immenses parcs historiques. Ce onzième Euroflora est aussi le premier à se dérouler dans les parcs de Nervi, ancien village de pêcheurs annexé à la tentaculaire Gênes; Toutes les années précédentes, les fleurs attendaient les visiteurs – et leur inévitable fanaison – à l’intérieur d’un classique parc d’expositions, sur le port. Lancé en 1966, cet événement ne se tient que tous les cinq ans.

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Ecrin végétal pour prix de beauté

Très attendu par les amateurs de fleurs comme par les professionnels du monde entier, horticulteurs, fleuristes, botanistes, Euroflora a connu le succès dès sa création, et jusqu’à maintenant : de 1966 à 2011 (dernière édition avant celle de cette année) l’exposition a totalisé plus de 6 500 exposants du monde entier et plus de 5 millions de visiteurs. Ils devraient être encore plus nombreux cette année : entre jardins luxuriants et palais surplombant la Méditerranée scintillante, les premiers prix de beauté florale et végétale trouvent enfin un écrin végétal à leur mesure. Les 500 000 belles multicolores peuvent y prendre leurs aises, sur 86 000m2 et cinq kilomètres ! Les scénographies végétales resplendissent sous l’azur du ciel, jouent à cache-cache avec les arbres séculaires qui les entourent. 20180424_162416.jpgLes vingt peperoncini (petits piments) de bronze et résine rouge, dispersés par Giuseppe Carta, un sculpteur italien de renommée internationale, semblent surgir du sol avec une impromptue et malicieuse vitalité (l’installation est baptisée « Germinazioni »). Quant aux décorations florales, elles sont abritées dans les musées des parcs; on peut aussi admirer une extraordinaire collection de bonsaïs.

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Un bon plan : venir absolument en bateau, depuis le port de Gênes. Cela permet d’avoir une parfaite vue de la ville par la mer; longer son port, ses constructions colorées à flanc de montagne, ses criques émeraudes… jusqu’à cette jolie anse rocheuse où se blottissent maisons et bateaux…

Il faudra ensuite marcher un petit quart d’heure sur la promenade côtière, en s’éblouissant des points de vue spectaculaires qu’elle réserve, avant d’entrer dans le royaume des fleurs !

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Infos pratiques : Euroflora, tous les jours, du 21 avril au 6 mai 2018, de 9 à 19.30, entrée gratuite jusqu’à 8 ans, 16 euros de 8 à 16 ans, 23 euros adultes, incluant la navette ferroviaire de Nervi jusqu’au centre de Gênes. Liaison également possible par bateau partant du Porto Antico, 10€.

J’ai repris cet article pour le site Consoglobe, vous le retrouverez ici avec d’autres suggestions pour un tour d’Europe floral.

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De passage à Reims récemment, j’ai pu assister au dernier coup de pinceau (pardon, de bombe !) de ces « décos » pas du tout tradi… et très réussies !

 

p_20171210_153103.jpgUn père Noël façon graffeur, pour des décorations urbaines très Street Art… Reims sait chambouler les traditions ! Ma foi, ça change des guirlandes  !

P_20171210_153114.jpgBon, je rassure les tenants de la tradition, la métropole champenoise a aussi un sapin tout ce qu’il y a de classique, des illuminations, et un marché de Noël avec ses chalets de bois et ses effluves de vin chaud, installé sur le parvis de la fameuse cathédrale – mais  les graffeurs, c’est mieux que les marchands du temple !

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La capitale des petites bulles avait mis ses « Habits de Lumière » le week-end dernier : Epernay pétillait et brillait de tous ses feux les 8 et 9 décembre, pour cette 18ème édition.

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Arrivée vendredi soir (le 8 décembre) pour un voyage mi-presse, mi-perso, dans cette jolie petite ville qui se revendique comme « capitale du Champagne » – n’en déplaise à sa grande voisine, Reims.

C’est ici que la plupart des « grandes maisons », de Moët-et-Chandon à Perrier Joüet en passant par les champagnes Mercier, Venoge ou Mademoiselle (et j’en passe) ont pignon sur rue, ou plutôt, sur Avenue : celle de Champagne, impressionnante. Sur un bon kilomètre, elle aligne les superbes façades d’hôtels particuliers à pignons, mansards, façades sculptées et hautes grilles ouvragées; l’un d’eux deviendra prochainement musée du Champagne (ouverture prévue en 2019).

 

OP_20171209_152252.jpgn la dit « l’Avenue la plus riche du monde » et sa renommée s’est faite dès le 18ème siècle, alors qu’elle était « la grande route de Paris à l’Allemagne » pour le commerce des vins de Champagne.P_20171209_152129.jpg

Mais elle est encore bien plus belle le soir, toute illuminée et mise en beauté pour cette 16ème édition des Habits de Lumière qui drainent, selon le maire, environ 40 000 visiteurs par jours à Epernay, durant ces trois jours (doublant provisoirement le chiffre de la population totale des sparnassiens !) habits-de-lumièresToutes les maisons de négoce ouvrent leurs portes, pour des soirées privées ou des « bars à champagne » ouverts à tous (6 à 10 euros la coupe, selon la maison), avec musique, food trucks dans les cours, et jeux de lumières spectaculaires sur les façades.

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On croise aussi une parade assez fantastique, avec chevaux et danseuses…

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Mais dans la journée, on peut aussi rencontrer de fameux personnages…

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admirer une crèche 100% bio en matériaux garantis naturels,

flâner au marché – superbe, sous les halles, le samedi matin… avec nombre de commerces alléchants, mention spéciale à la fantastique boucherie-charcuterie Lefranc, qui est également présente à Reims les jours de marché, nous a-t-on dit. Accueil au top, produits au top, on a envie de tout acheter !
Et puis, bien entendu, visiter les caves…

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Celle de Mercier propose une visite en petit train, mais nous avons fait à pied les caves Boizel, en restauration donc un peu vides, mais superbes. Visité aussi la boutique (hors de prix, ça va sans dire) de Moët et Chandon, et admiré (sans les boire) les bouteilles de Dom Pérignon !

 

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Superbe escalier d’un designer italien, dans la Maison de Champagne Boizel

 

 

 

 

Si vous souhaitez aller voir Epernay en Habits de Lumière l’an prochain, il paraît qu’il faut réserver… dès maintenant ! Tout est très vite complet, en effet, et il est extrêmement difficile de trouver, le samedi soir, un restaurant qui puisse vous faire dîner sans réservation, même à deux !

En plein milieu de la piazza della Signoria, à deux pas du David de Michel Ange et de la galerie des Offices, une énorme crotte en métal surprend les touristes…

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De passage à Florence, je me réjouissais de revoir cette magnifique ville toscane et ses merveilles architecturales, mais en débouchant sur l’emblématique place della Signoria, dont j’avais un souvenir ébloui… surprise ! Ici aussi, l’art contemporain a fait des siennes, et a osé venir poser au plein centre de ce lieu historique une des énormes bouses dont il a le secret. Et quand je dis bouse, ce n’est pas figuratif… c’est au sens propre.

Que voir d’autre dans ce tas informe, écrasé, s’arrondissant sur lui-même en volute épaisse et grossière – bien qu’argentée, la forme vous paraîtra tout à fait familière. « Cos’è questa merda » ? se demandait un Italien d’un ton rageur, surpris comme la plupart des badauds confrontés à une énigmatique crotte, alors qu’ils s’apprêtaient à lever les yeux vers les milles prouesses artistiques que recèlent monuments et sculptures sur cette somptueuse place. On s’attend presque à voir pleurer, comme pleurent parfois paraît-il les statues de madones, David et Hercule, postés comme toujours devant le Palazzo Vecchio,, majestueux hôtel de ville.

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Fous rires, yeux effarés, sourires crispés ou perplexes, et pour les plus indulgents ou les plus intellos, tentatives de trouver un sens à cette « oeuvre »… voire d’y chercher une parcelle d’esthétisme (« peut-être, à la lumière, le reflet, vu ainsi…  » s’interrogeait une touriste pleine de bonne volonté, se tortillant pour chercher dans quel sens regarder la statue afin de parvenir à la trouver, sinon belle, du moins signifiante….)
En tout cas, elle fait parler, cette « oeuvre ». Les réactions s’emmêlaient dans la foule des touristes et des visiteurs, en ce magnifique dimanche d’octobre. Et on sait le peu de discrétion italienne quand il s’agit de manifester son étonnement, son admiration ou son dégoût. « Ma non puo essere permanente, non puo assolutamente essere permanente », assurait un monsieur distingué à son épouse horrifiée.
Vérification faite, effectivement, l’exposition de la crotte ne sera que temporaire : elle sera ramassée le 21 janvier prochain… ouf. En attendant, il faut supporter ses 12 mètres d’aluminium, en les prenant « in giro »  – autrement dit, en les moquant… ce que savent très bien faire les Italiens ! (una « cacata » gigante… pas besoin de traduire ?)

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C’est l’artiste suisse Urs Fischer qui a osé franchir le Rubicon, si je puis dire (étant à Florence et non à Rome !)… et bafouer le respect qu’on doit à ses (glorieux) ancêtres. Il n’en est pas à sa première crotte, puisque sa Big Clay est étiquetée du numéro 4… mais c’est la première fois que l’une d’elle traverse l’Atlantique pour venir s’échouer en plein cœur de la Renaissance italienne. Le maire de Florence, Dario Nardella, s’en est félicité : selon lui, cette oeuvre d’un « des plus grands artistes contemporains », accueillie ici pour la nouvelle édition de In Florence – événement qui rassemble tous les deux ans des expositions d’art contemporain dans la ville – prouve que Florence « vit encore aujourd’hui sa Renaissance, renaît chaque jour grâce à l’art. »
Peut-être, mais une autre des oeuvres d’Urs Fischer, plus petite et en cire, qui avait été posée en même temps et à quelques mètres de là, s’est déjà… écroulée. Acte de malveillance ou défaut de conception ? Cette fois, j’ai l’impression que le David ricane… Michel Ange, au moins, c’est du solide !

 

Un étonnant chaud froid sur peau nue (toute nue), c’est l’expérience inoubliable que vous offrent ces incroyables thermes mauresques posés sur pilotis… en pleine mer du Nord !

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C’est un des plus beaux souvenirs de mon voyage estival en pays nordique, déjà évoqué dans quelques posts précédents. C’est aussi un de mes plus beaux souvenirs de voyage, tout court…

L’une de ces expériences magiques et uniques qu’on ne peut vivre qu’en un seul endroit au monde… et où on sait bien qu’on a peu de chances de revenir un jour.

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Alors, on le vit et on le savoure avec une intensité redoublée. Combien de délicieuses baignades dans des eaux chaudes, turquoises, transparentes, ai-je oubliées… et pourtant, elles étaient délicieuses ! Mais des eaux chaudes, turquoises, transparentes, se trouvent assez facilement dans nos contrées; nul besoin même de prendre un avion pour aller jusque dans les îles, du moins pendant l’été : il suffit de longer les côtes italiennes ou croates, voire espagnoles, corses, ou même juste varoises, pour dénicher de ces criques paradisiaques. Certes, on aura un peu de mal à s’y trouver seuls, pendant les plus fortes périodes d’affluence touristique… mais enfin, on en trouvera.

Par contre, si vous avez un jour la chance d’aller vous plonger dans les eaux fumantes du Blue Lagoon, en Islande, ou dans les bains fantastiques du Palais Széchenyi, à Budapest, vous ne l’oublierez jamais. C’est mon TOP 1 et 2 des baignades inoubliables; le top 3 est désormais celui des thermes de Varberg.
DSC_0022 2Imaginez un Palais oriental qui aurait dérivé en mer du Nord. Édifié sur pilotis, et tout en bois – étrange mariage de l’architecture traditionnelle suédoise et du style mauresque si à la mode au XIXe siècle, date à laquelle Varberg, jolie station balnéaire du sud-ouest de la Suède, fut construite.

Vous entrez dans cet étrange palais pour acheter des tickets : d’un côté, les hommes, de l’autre, les femmes. Vestiaires séparées, docks séparés, sauna séparé, bain séparé : les Suédois ne sont pas si impudiques qu’on le croit, et si on pratique le nudisme, on ne le pratique pas toujours sans ségrégation !

Du côté femmes, donc – le seul dont je puisse vous parler – la décontraction la plus totale règne, dans un esprit de tolérance absolue pour la nudité de l’autre. On se déshabille dans de grands vestiaires, où on peut aussi prendre une douche, et un magazine ou un livre… (bon, ces derniers sont en suédois, donc je passe mon tour !) Puis, on sort sur la coursive de bois, où sont disposées des chaises longues et des fauteuils. Ces dames, de tout âge, peau bronzée ou blanche, lisse ou ridée, lisent ou sommeillent au soleil dans le plus simple appareil, sur des chaises longues, dans un silence seulement troublé par le cri des mouettes.

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Les enfants peuvent entrer aussi (à moitié prix)…

Le chuchotement est de mise, on se détend. Quand on le souhaite, on passe au sauna : très beau, très grand, doté d’une immense baie vitrée qui offre une vue panoramique sur la mer. Grâce à cette ouverture sur l’horizon, on peut transpirer sans  l’habituelle sensation d’étouffer, enfermée dans une petite boîte de bois ! Et quand on a trop chaud, on sort sur la coursive, et on se dirige vers le bain, une ouverture carrée au centre du deck, avec une échelle qui descend vers l’océan, sous les pilotis.

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On le trouve frais, certes, mais pas exagérément; c’est même une impression délicieuse, après la touffeur du sauna. Quelques brasses dans l’eau verte (les algues abondent entre les pilotis) et on remonte se sécher au soleil. On y passerait bien la journée, tant la détente est parfaite, la sérénité assurée. Et en cas de petit creux, on peut même se faire servir un sandwich, une salade, un gâteau… une demi-porte de bois, suffisamment large pour cacher la majeure partie du corps des consommatrices dénudées, sépare le vestiaire du bar où officient les serveuses; elles apportent ensuite sur un plateau la « fika » ainsi commandée (mot qui désigne tout « en-cas », type « pause-café », une grande tradition en Suède).

DSC_0029 3Le seul petit défaut de cette belle organisation, bien rodée, réside dans le petit bain qui se trouve, donc, au centre de la construction montée sur pilotis. C’est quand on hésite sur l’escalier, fesses à l’air, qu’on s’aperçoit que la partie « messieurs », voisine, n’est pas si hermétique que ça : lorsqu’ils descendent dans le bain, eux aussi, tout nus… on peut très bien les apercevoir, et réciproquement. Gênée, on détourne alors le regard vers la plage – les thermes sont plongés dans l’eau… à quelques mètres d’une belle plage de sable.

En ce jour agréablement chaud (au moins 24 ou 25° au soleil !) les vacanciers commencent d’ailleurs à y affluer, en famille; et sont même de plus en plus nombreux à s’avancer dans l’eau, pour se baigner… en maillot , eux ! Autant dire que même les frileuses auront tôt fait de se plonger dans l’eau, histoire de ne pas exposer plus longtemps leur anatomie à la population de la plage… si proche !

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Puisque je suis dans ma période nordique – suite à un été nordique – cette info tombe à pic : un bon plan pour ceux qui voudraient découvrir les fjords norvégiens…

bateauJe vous parlais d’Oslo hier… et d’y aller en avion. Je vais vous parler d’Oslo aujourd’hui… en bateau ! Un communiqué de presse de la compagnie Hurtigruten nous promet en effet « un cadeau de rentrée » !  En programmant vos vacances dès maintenant, vous pourrez économiser jusqu’à 300€ offerts sur ses croisières norvégiennes, pour des départs… en 2018 et 2019. C’est très à l’avance, je vous l’accorde (je serais bien incapable, moi-même, de programmer mes vacances 2019 ;-)

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C’est la photo du communiqué… ne rêvez pas, en vrai, vous ne serez pas en tee shirt ;-)

Mais qui sait ? Vous faites peut-être partie de ceux qui savent où ils seront dans deux ans… Profitez-en ! Pour en bénéficier, il faut donc réserver avant le 15 décembre. Vous bénéficierez d’une réduction de 300 euros par cabine pour les voyages Bergen/Kirkenes/Bergen pour tous les départs du 1/04 au 30/09/2018, et de 100 euros par cabine pour les voyages Bergen/Kirkenes et Kirkenes/Bergen pour tous les départs du 1/04/2018 au 31/03/2019.

Cette compagnie a ouvert la première route côtière du pays en 1893… aujourd’hui, sa flotte se compose de 12 navires qui desservent quotidiennement et toute l’année les 34 ports norvégiens. Les bateaux semblent très confortables, et la restauration à bord promet d’être fraîche et locale…

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ça donne envie…

Chaque navire est « conçu comme un véritable camp de base pour explorer la Norvège », promet la compagnie. Parmi les excursions proposées, l’observation silencieuse des baleines à bord d’une goélette hybride, le pass randonnées, ou de mini-expéditions en bateau pneumatique d’exploration, aux escales de Trondheim et Tromsø. Et au retour dans le bateau… jacuzzi… ça vous dit ?

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Norwegian fête son 15ème anniversaire en ce mois de septembre : l’occasion de vous parler de ce que vous pourriez faire à Oslo si vous décidez d’y passer quelques jours…

Comme je vous le disais dans mon précédent post, je suis récemment allée à Oslo… en voiture : c’est tout à fait envisageable, depuis Paris, à condition quand même de disposer d’une quinzaine de jours de vacances, histoire de rentabiliser le trajet : on n’avale pas un petit aller-retour de quelque 3 400 km en l’espace d’un week-end !
swfkgoai06gwhehe7supEt justement, je reçois aujourd’hui un communiqué de presse annonçant l’anniversaire de Norwegian, compagnie qui a su s’imposer comme la première compagnie low cost long-courrier en Europe.
Créée en 2002 par Bjorn Kjos, son actuel président-directeur général, elle a été élue par les Skytrax Awards « Meilleure compagnie aérienne low-cost long-courrier au monde» pour la troisième année consécutive et «Meilleure compagnie low-cost d’Europe» pour la cinquième année. Elle compte aujourd’hui une flotte de 138 appareils, opérant plus de 500 routes vers 153 destinations, et vient de franchir le cap des 200 millions de voyageurs transportés depuis sa création.

Une bonne occasion de partir à la découverte de la capitale norvégienne, pour un city break de quelques jours… en volant à petit prix dans un avion au nez rouge et à l’effigie d’un « héros » – c’est en effet la spécialité de Norwegian que d’utiliser ses appareils pour mettre à l’honneur des personnalités emblématiques !
Plus de 90 « héros » britanniques, espagnols ou américains sont actuellement mis à l’honneur, et la France présentera le sien  d’ici à la fin de l’année ! Mais quelque soit le héros qui nous y amène… on fait quoi à Oslo, après l’atterrissage?

OSLO - 52Au premier abord, c’est une grosse ville un peu hétéroclite, où la modernité perce avec panache entre les maisons traditionnelles et les nombreux espaces verts, sous forme de hautes et miroitantes constructions modernes.
Oslo vue du quartier d'EkebergElles semblent se bâtir à toute allure, hérissant de tours les abords du fjord : cet été, les chantiers, les grues et les déviations pour travaux semblaient avoir envahi l’espace urbain !

Il m’a donc semblé que cette jolie et paisible capitale nordique était en pleine mutation; pour autant, son centre reste facilement accessible, on en fait tranquillement le tour à pied. D’ici 2019, il devrait être entièrement piéton : c’est ce qu’a annoncé récemment la nouvelle municipalité… La ville prévoit dans le même temps de développer les pistes cyclables (déjà extrêmement nombreuses à nos yeux français !) et de réduire de 20% le trafic automobile dans l’ensemble de la ville. D’où peut-être tous ces travaux aux abords du périphérique – tout est clairement fait pour dissuader le conducteur d’automobile, rendu fou à force de déviations et interdictions !

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En se cantonnant au centre ville, on emprunte à pied  la Karl-Johansgate, rue la plus animée et la plus fréquentée, dont une grande partie est déjà entièrement piétonne… et très commerçante.

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Elle mène jusqu’au Palais Royal, en surplomb de la ville, entouré d’immenses parcs.

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La promenade permet aussi d’admirer le Parlement, l’Université, le Théâtre national.

Mais le plus intéressant, me semble-t-il, ce sont les fantastiques musées qu’offre cette ville. Ils sont plus d’une cinquantaine, n’hésitez pas à acheter l’Oslo Pass auprès de l’Office de Tourisme si vous comptez en visiter plusieurs (à noter que beaucoup sont gratuits pour les enfants.)
Fantastiques, d’abord, parce qu’uniques : des tableaux de grands maîtres – y compris Munch – vous pourrez en admirer dans tous les musées d’Europe – et d’ailleurs.

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Mais où pourrez-vous observer, avec ahurissement, l’incroyable radeau du Kon Tiki, sinon que dans ce musée passionnant entièrement consacré à l’extraordinaire expédition menée par Thor Heyerdahl ?

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Mais oui, il est au Musée du Kon Tikki, en français… ce livre que j’avais dans ma bibliothèque quand j’étais petite ;-)

Où prendrez-vous la mesure de la beauté et de la légèreté des drakkars, sinon dans le musée des bateaux vikings, splendide lieu interactif et stimulant pour l’imaginaire, qui abrite trois authentiques rescapés de ces bateaux légendaires ?

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Où pourrez-vous briser les glaces avec Amundsen, sinon au musée Fram, entièrement consacré aux expéditions polaires ? Tout ce contenu culturel hors du commun se trouve à Oslo, et seulement à Oslo. Mais ces musées ont encore une autre particularité :  ils permettent d’allier culture… et nature !

Non seulement nombre d’entre eux sont donc consacrés à des aventuriers – vikings, explorateurs du pôle, navigateurs de l’extrême… (voire au folklore norvégien, et celui-ci a aussi la particularité d’être un musée de plein air !)  mais en outre, ils sont situés sur une presqu’île verdoyante, dans un cadre étonnamment rural et paisible… Ce qui vous permet, du moins à la belle saison, d’en profiter pour faire une petite balade à travers le fjord d’Oslo, en empruntant le ferry-bus qui amène sur cette île de Bidgoy (également accessible par la route, en voiture ou en bus.)

Prendre le ferry vous donnera également l’occasion de vous balader sur le port, dans le joli quartier d’Aker Brygge, voire de déguster du hareng, des crevettes… et tout autre spécialité locale – ou internationale – dans l’un des nombreux restos (beaux mais chers, très chers !) qui s’alignent sur les pontons de bois, au bord de l’eau.

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Et si vous tenez aussi aux tableaux et aux musées d’art plus classique, libre à vous de poursuivre le célébrissime Cri à travers la ville : car les Norvégiens sont joueurs… le plus fameux tableau  de Munch  ne se trouve PAS au musée Munch, comme pourrait le croire le touriste inattentif…Edvard_Munch_le-cri-1895

Vous ne le verrez en ce lieu que dans la boutique du musée, décliné sur tous les supports possibles – livres, posters, dessous de table, mugs, peluches, agendas, Tshirts, stylos, et j’en passe… DE QUOI CRIER de douleur (Pauvre Munch !)
Par contre, dans le musée lui même, point de cri ! Pas une seule des cinq versions de l’oeuvre ! Renseignement pris, il a été déplacé pour des raisons de sécurité, depuis qu’il avait été volé et restitué… Retour au centre ville, donc, pour apercevoir enfin l’un des cris de Munch, au musée national des Beaux-Arts  – très beau musée aussi, d’ailleurs, tant pour ses collections que pour la beauté du bâtiment.
Bref, vous l’aurez compris, Oslo vaut la peine d’un city-break : cette petite capitale nordique, pleine de charme et de ressources, a largement de quoi vous occuper tout un week-end, même quand il pleut (et avouons-le… c’est souvent !)

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A Oslo, on peut s’asseoir au pied des tableaux…