Puisque je suis dans ma période nordique – suite à un été nordique – cette info tombe à pic : un bon plan pour ceux qui voudraient découvrir les fjords norvégiens…

bateauJe vous parlais d’Oslo hier… et d’y aller en avion. Je vais vous parler d’Oslo aujourd’hui… en bateau ! Un communiqué de presse de la compagnie Hurtigruten nous promet en effet « un cadeau de rentrée » !  En programmant vos vacances dès maintenant, vous pourrez économiser jusqu’à 300€ offerts sur ses croisières norvégiennes, pour des départs… en 2018 et 2019. C’est très à l’avance, je vous l’accorde (je serais bien incapable, moi-même, de programmer mes vacances 2019 ;-)

fjords

C’est la photo du communiqué… ne rêvez pas, en vrai, vous ne serez pas en tee shirt ;-)

Mais qui sait ? Vous faites peut-être partie de ceux qui savent où ils seront dans deux ans… Profitez-en ! Pour en bénéficier, il faut donc réserver avant le 15 décembre. Vous bénéficierez d’une réduction de 300 euros par cabine pour les voyages Bergen/Kirkenes/Bergen pour tous les départs du 1/04 au 30/09/2018, et de 100 euros par cabine pour les voyages Bergen/Kirkenes et Kirkenes/Bergen pour tous les départs du 1/04/2018 au 31/03/2019.

Cette compagnie a ouvert la première route côtière du pays en 1893… aujourd’hui, sa flotte se compose de 12 navires qui desservent quotidiennement et toute l’année les 34 ports norvégiens. Les bateaux semblent très confortables, et la restauration à bord promet d’être fraîche et locale…

norvège

ça donne envie…

Chaque navire est « conçu comme un véritable camp de base pour explorer la Norvège », promet la compagnie. Parmi les excursions proposées, l’observation silencieuse des baleines à bord d’une goélette hybride, le pass randonnées, ou de mini-expéditions en bateau pneumatique d’exploration, aux escales de Trondheim et Tromsø. Et au retour dans le bateau… jacuzzi… ça vous dit ?

navires Hurtigruten

Publicités

Norwegian fête son 15ème anniversaire en ce mois de septembre : l’occasion de vous parler de ce que vous pourriez faire à Oslo si vous décidez d’y passer quelques jours…

Comme je vous le disais dans mon précédent post, je suis récemment allée à Oslo… en voiture : c’est tout à fait envisageable, depuis Paris, à condition quand même de disposer d’une quinzaine de jours de vacances, histoire de rentabiliser le trajet : on n’avale pas un petit aller-retour de quelque 3 400 km en l’espace d’un week-end !
swfkgoai06gwhehe7supEt justement, je reçois aujourd’hui un communiqué de presse annonçant l’anniversaire de Norwegian, compagnie qui a su s’imposer comme la première compagnie low cost long-courrier en Europe.
Créée en 2002 par Bjorn Kjos, son actuel président-directeur général, elle a été élue par les Skytrax Awards « Meilleure compagnie aérienne low-cost long-courrier au monde» pour la troisième année consécutive et «Meilleure compagnie low-cost d’Europe» pour la cinquième année. Elle compte aujourd’hui une flotte de 138 appareils, opérant plus de 500 routes vers 153 destinations, et vient de franchir le cap des 200 millions de voyageurs transportés depuis sa création.

Une bonne occasion de partir à la découverte de la capitale norvégienne, pour un city break de quelques jours… en volant à petit prix dans un avion au nez rouge et à l’effigie d’un « héros » – c’est en effet la spécialité de Norwegian que d’utiliser ses appareils pour mettre à l’honneur des personnalités emblématiques !
Plus de 90 « héros » britanniques, espagnols ou américains sont actuellement mis à l’honneur, et la France présentera le sien  d’ici à la fin de l’année ! Mais quelque soit le héros qui nous y amène… on fait quoi à Oslo, après l’atterrissage?

OSLO - 52Au premier abord, c’est une grosse ville un peu hétéroclite, où la modernité perce avec panache entre les maisons traditionnelles et les nombreux espaces verts, sous forme de hautes et miroitantes constructions modernes.
Oslo vue du quartier d'EkebergElles semblent se bâtir à toute allure, hérissant de tours les abords du fjord : cet été, les chantiers, les grues et les déviations pour travaux semblaient avoir envahi l’espace urbain !

Il m’a donc semblé que cette jolie et paisible capitale nordique était en pleine mutation; pour autant, son centre reste facilement accessible, on en fait tranquillement le tour à pied. D’ici 2019, il devrait être entièrement piéton : c’est ce qu’a annoncé récemment la nouvelle municipalité… La ville prévoit dans le même temps de développer les pistes cyclables (déjà extrêmement nombreuses à nos yeux français !) et de réduire de 20% le trafic automobile dans l’ensemble de la ville. D’où peut-être tous ces travaux aux abords du périphérique – tout est clairement fait pour dissuader le conducteur d’automobile, rendu fou à force de déviations et interdictions !

 P_20170807_143432[1]

En se cantonnant au centre ville, on emprunte à pied  la Karl-Johansgate, rue la plus animée et la plus fréquentée, dont une grande partie est déjà entièrement piétonne… et très commerçante.

P_20170807_140040.jpg

Elle mène jusqu’au Palais Royal, en surplomb de la ville, entouré d’immenses parcs.

P_20170807_143622[1]

 

La promenade permet aussi d’admirer le Parlement, l’Université, le Théâtre national.

Mais le plus intéressant, me semble-t-il, ce sont les fantastiques musées qu’offre cette ville. Ils sont plus d’une cinquantaine, n’hésitez pas à acheter l’Oslo Pass auprès de l’Office de Tourisme si vous comptez en visiter plusieurs (à noter que beaucoup sont gratuits pour les enfants.)
Fantastiques, d’abord, parce qu’uniques : des tableaux de grands maîtres – y compris Munch – vous pourrez en admirer dans tous les musées d’Europe – et d’ailleurs.

P_20170807_174736.jpg

Mais où pourrez-vous observer, avec ahurissement, l’incroyable radeau du Kon Tiki, sinon que dans ce musée passionnant entièrement consacré à l’extraordinaire expédition menée par Thor Heyerdahl ?

P_20170807_180059.jpg

Mais oui, il est au Musée du Kon Tikki, en français… ce livre que j’avais dans ma bibliothèque quand j’étais petite ;-)

Où prendrez-vous la mesure de la beauté et de la légèreté des drakkars, sinon dans le musée des bateaux vikings, splendide lieu interactif et stimulant pour l’imaginaire, qui abrite trois authentiques rescapés de ces bateaux légendaires ?

P_20170807_165358.jpg

Où pourrez-vous briser les glaces avec Amundsen, sinon au musée Fram, entièrement consacré aux expéditions polaires ? Tout ce contenu culturel hors du commun se trouve à Oslo, et seulement à Oslo. Mais ces musées ont encore une autre particularité :  ils permettent d’allier culture… et nature !

Non seulement nombre d’entre eux sont donc consacrés à des aventuriers – vikings, explorateurs du pôle, navigateurs de l’extrême… (voire au folklore norvégien, et celui-ci a aussi la particularité d’être un musée de plein air !)  mais en outre, ils sont situés sur une presqu’île verdoyante, dans un cadre étonnamment rural et paisible… Ce qui vous permet, du moins à la belle saison, d’en profiter pour faire une petite balade à travers le fjord d’Oslo, en empruntant le ferry-bus qui amène sur cette île de Bidgoy (également accessible par la route, en voiture ou en bus.)

Prendre le ferry vous donnera également l’occasion de vous balader sur le port, dans le joli quartier d’Aker Brygge, voire de déguster du hareng, des crevettes… et tout autre spécialité locale – ou internationale – dans l’un des nombreux restos (beaux mais chers, très chers !) qui s’alignent sur les pontons de bois, au bord de l’eau.

P_20170807_145954[1]

Et si vous tenez aussi aux tableaux et aux musées d’art plus classique, libre à vous de poursuivre le célébrissime Cri à travers la ville : car les Norvégiens sont joueurs… le plus fameux tableau  de Munch  ne se trouve PAS au musée Munch, comme pourrait le croire le touriste inattentif…Edvard_Munch_le-cri-1895

Vous ne le verrez en ce lieu que dans la boutique du musée, décliné sur tous les supports possibles – livres, posters, dessous de table, mugs, peluches, agendas, Tshirts, stylos, et j’en passe… DE QUOI CRIER de douleur (Pauvre Munch !)
Par contre, dans le musée lui même, point de cri ! Pas une seule des cinq versions de l’oeuvre ! Renseignement pris, il a été déplacé pour des raisons de sécurité, depuis qu’il avait été volé et restitué… Retour au centre ville, donc, pour apercevoir enfin l’un des cris de Munch, au musée national des Beaux-Arts  – très beau musée aussi, d’ailleurs, tant pour ses collections que pour la beauté du bâtiment.
Bref, vous l’aurez compris, Oslo vaut la peine d’un city-break : cette petite capitale nordique, pleine de charme et de ressources, a largement de quoi vous occuper tout un week-end, même quand il pleut (et avouons-le… c’est souvent !)

P_20170808_112720.jpg

A Oslo, on peut s’asseoir au pied des tableaux…

 

 

 

 

Déjà bien lointaines en cette rentrée, ces nuits claires du mois d’août dans l’archipel… mais un beau souvenir parmi beaucoup d’autres de mon périple estival en Europe du Nord.

P_20170809_215238

22H30 dans la campagne suédoise à Östra Frölunda, un village non loin de Göteborg

J’ai classé cet article dans ma rubrique « loin sur le Glob », mais bien que ce pays procure un réel sentiment de dépaysement et d’éloignement, avec ses grands espaces, ses nuits claires, ses forêts à perte de vue, ses lacs tranquilles dans une nature intacte… ce n’est pas si loin, finalement, la Suède !

P_20170809_174310
Quand le soir tombe sur les fjords…

J’y suis même allée en voiture, en partant de la région parisienne. Je tiens à le souligner pour ceux qui hésiteraient à entreprendre un si long voyage : c’est réellement facile et plaisant de prendre la route vers l’Europe du Nord. Et très économique si on est plusieurs, car sitôt passée la frontière française, on ne paye plus l’autoroute.
Voici, pour info, notre circuit pendant quinze jours et nos étapes principales… une moyenne kilométrique/jour tout à fait acceptable et des haltes de plusieurs jours dans certaines villes :

  1. Allemagne, Cologne (679 km) : une très belle ville, un seul jour s’avère un peu court pour bien la visiter,  mais donne déjà un bon aperçu – bien sûr, mieux vaut renoncer à visiter les musées, à monter jusqu’en haut de la cathédrale ou à faire les croisières sur le Rhin.
  2. Cologne-Lübeck, Travelmünde (431 km) : c’est tout au Nord de l’Allemagne, et c’est très beau. De Lübeck, on se rend jusqu’à Travelmünde pour prendre le ferry pour la Suède, et cela s’avère une excellente solution; les liaisons sont fréquentes, le confort dans les ferrys est top, j’y reviendrai… Et en optant pour un départ tardif (nous avons embarqué à 2H du matin, en ce qui nous concerne !) cela laisse le temps pour visiter ce petit joyau médiéval bien préservé qu’est la ville de Lübeck.
  3. Malmö, sud de la Suède : c’est petit et très joli; si on se rend à Stockholm, comme nous l’avons fait, on peut se contenter d’une escale de quelques heures, cela donne un bon aperçu et permet de faire le tour de la ville et de se balader dans le quartier piétonnier.  Comme en Allemagne et comme en Norvège, les centres des villes sont à peu près toujours réservés aux piétons, on les visite facilement et agréablement dès lors qu’on trouve une place pour se garer à proximité !
  4. Côte Est : nous avons choisi d’y faire une brève incursion – ce n’est absolument pas indispensable pour gagner Stockholm, le plus court étant la route qui passe au centre du pays; mais cela en vaut vraiment la peine, avec une très belle ville à visiter, Kalmar; et de superbes paysages.
  5. Stockholm : bien sûr, je reviendrai sur les beautés de la capitale suédoise, il faut y consacrer quelques jours.
  6. Stockholm-Oslo (550 km): la capitale norvégienne exige moins de temps que la suédoise, c’est une ville agréable et très verte, qu’on visite facilement en deux jours à condition de ne pas faire tous les musées; ces derniers sont nombreux et plusieurs sont tout de même incontournables et fascinants, je vous en reparlerai !
  7. Côte Ouest en descendant vers Copenhague : notre regret, il aurait fallu plus de temps; très beaux paysages et villages le long du fjord d’Oslo puis de la Baltique, en descendant vers le Danemark.Nous nous sommes arrêtés dans la campagne, une ferme au milieu de nulle part, où plus exactement dans un lieu-dit, Osträ Frolünda, sous Göteborg et pas très loin de Varberg. Nous y sommes restés quelques jours, histoire d’apprécier les balades, baignades et barbecue sur le fjord voisin – où il n’y avait jamais que nous… et ces ciels nocturnes d’une belle clarté, dans la tranquillité de la forêt suédoise qui nous environnait…

    P_20170809_215152

    Notre ferme, seule dans l’immensité de la nuit, ciel clair de 23 heures…

  8. Danemark, Copenhague : une ville qui bouge et qui vit, très agréable aussi pour les piétons, nous l’avons vue un peu trop rapidement… elle mérite plusieurs jours.
  9. Allemagne, Hambourg : une belle découverte. Elle vaut vraiment le détour et ça tombe bien, car ce n’est pas un détour ;-)) Hambourg est pile sur le chemin lorsqu’on arrive de Suède par le Danemark, et qu’on veut rentrer en France : donc, ne la ratez pas ! Vraiment une belle ville, très animée et vivante (du moins l’été, quand on y est passés) avec beaucoup de choses à voir et faire, des quartiers très différents… Je lui consacrerai un prochain post, elle le mérite !
  10. Brême et Münster : il faut voir absolument Brême, même si on n’y dort pas – cela ne fait pas beaucoup de chemin après Hambourg. Et Münster est également une très belle petite ville, riche en monuments et façades historiques, qui fait une parfaite étape  avant de repasser la frontière.On a ensuite regagné directement la France, avec juste une petite halte à Mons (non loin de Liège), ville belge un peu grise et un peu triste (sa pierre noire forme un contraste assez saisissant après les façades colorées d’Allemagne, Suède et Norvège) avec cependant une très belle grand Place à l’architecture flamande, où se concentrent les terrasses, brasseries, crêperies – quasiment le seul endroit vivant de la ville en ce dimanche après-midi du mois d’août qui nous a vus y passer…Voilà donc pour l’itinéraire de ce voyage de quinze jours, en espérant qu’il puisse vous guider, si vous êtes en train de concocter votre propre itinéraire vers le Nord de l’Europe. Il serait temps que j’en revienne à mon « accroche », comme on dit en journalisme… mais que vous dire des nuits suédoises ? Elles ne se disent pas, elles se vivent, se savourent… comme on savoure une boisson apaisante, tiède et parfumée; à petites lampées d’air nocturne; à petits pas sur ce chemin qui part dans les champs et les bois, éclairés par la lune et ce ciel d’été, jamais totalement noir…
    Comment vous dire ? Il faut y aller…
P_20170804_183520

C’est beau une ville la nuit… surtout quand la nuit est aussi claire qu’à Stockholm…

Elles parsèment le Golfe du Morbihan comme une constellation d’étoiles; la plupart minuscules, avec une seule maison en leur centre. De ces langues de terre tranquilles et silencieuses, Jean-Stéphane a fait un terrain de jeu… à explorer hors saison : c’est le bon moment !

IMG_20160525_163208

Les deux plus grandes sont l’île d’Ars et l’île aux Moines, qui ont le statut de communes. A la fin de l’été, elles retournent au calme, comme leur quarantaine de petites sœurs; les résidences secondaires ferment leurs portes et les îles s’endorment…IMG_20160525_174446
C’était hors saison, aussi, quand nous sommes venus en voyage de presse, il y a déjà près d’un an – j’ai quelque retard accumulé dans mes papiers et mes voyages ;-) Je ressors mes souvenirs, d’abord par nécessité professionnelle – la rédaction d’un article à paraître dans un prochain numéro Version Fémina (n°806, 1er octobre) – mais aussi… pour vous inciter à venir profiter de cette lumière et de de silence merveilleux d’arrière-saison, quand le Golfe du Morbihan est rendu aux oiseaux de mer…

Nous étions donc cinq journalistes, descendus du train à Vannes – traversée rapide de cette jolie ville aux portes médiévales, aux ruelles piétonnes enfermées dans l’enceinte de l’ancien château d’Anne de Bretagne… Notre « taxi » nous attendait sur les quais : un Zodiac conduit par Jean-Stéphane, dit J.S, fondateur d’Armor Evasion.IMG_20160526_162311

Physique d’ancien para, cheveux blancs et regard acier, bronzage de marin, souvenirs truculents et vocabulaire à la Audiard, JS a bourlingué partout dans le monde, et il n’y a qu’une race qu’il déteste, dit-il, c’est la race des cons.

On en fait un peu partie lorsqu’il nous lâche, avec une boussole que personne ne sait lire, sur l’île d’Ars.

IMG_20160525_163042On a un carnet de route et deux questions simples auxquelles on répond (faux) avant de continuer notre chemin, très décidés, vers l’autre bout de l’île (alors que JS nous attend au bateau, tout près de notre aire de débarquement). Mais voyons, nous explique-t-il une bonne demi-heure et un coup de fil après, croyait-on qu’il s’agissait de passer d’une île à l’autre à la nage ? Heureusement, notre chef en a vu d’autres, et rit avec nous de notre incompétence.

IMG_20160525_180124C’est donc d’une excellente humeur que nous traversons la jolie petite île d’Ars, avec son moulin à marée, ses maisonnettes blanches aux volets bleus ou verts, sa Poste d’époque et ses deux cafés comme des bonbonnières.

IMG_20160525_180138.jpg

A force de perdre du temps en chemin, nous avons mis la pagaille dans la belle organisation militaire de JS, mais il ne nous en veut pas.

On récupère en hâte le trésor – une bouteille de cidre immergée dans la mer, que des explorateurs plus aguerris que nous devraient trouver plus facilement, au

IMG_20160526_170457

terme du parcours… et on a droit en prime à quelques douceurs bretonnes !

 

Mais on a encore quelques trésors naturels à découvrir parmi les îles : direction la Cabane à Huîtres, en plein parc ostréicole. Pour tout vous dire, je ne suis pas une fanatique des huîtres, il n’y a même pas très longtemps que j’ai appris à les apprécier… mais déguster ces mollusques fraîchement sortis de l’eau IMG_20160525_190250 avec un excellent petit Muscadet,IMG_20160525_191528

sur une terrasse surplombant le golfe et les parcs à huîtres  IMG_20160525_184607.jpgdans un silence îlien que nulle circulation automobile, nulle musique intempestive, ne vient parasiter… c’est une expérience magique, à vous transformer illico en amoureux fou de l’huître bretonne !

IMG_20160525_185409 Ivan, le propriétaire de la Cabane- et représentant de la cinquième génération d’ostréiculteurs de sa famille – a même eu l’idée de faire construire un bateau à fond plat et moteur écologique, baptisé Au Rythme des Marées, pour amener les touristes au plus près des huîtres : ils sont aussi invités à pêcher et apprennent tout sur le mode de production, avant de déguster leurs huîtres sur le bateau, au coucher du soleil…

Après avoir beaucoup parlé, dégusté, et bu (les huîtres et le bavardage, ça donne soif) on se décide enfin à lever le camp pour gagner l’île aux Moines, la « perle du golfe » avec ses criques de sable fin, ses ruelles fleuries, sa magnifique palette de couleurs qui prend des lueurs douces à l’automne…

IMG_20160526_121954On nous attend à l’hôtel San Francisco, tout au bout de l’île, avec vue sur le minuscule petit port. Un endroit empreint de sérénité, tenu par deux sœurs à la bonne franquette : dans cette belle maison aux escaliers de maître, à la magnifique salle à manger, aux couleurs douces, on se sent comme chez soi. Ma chambre, sous les toits, poutres blanchies, murs lambrissés de bleu, fenêtres en angle offrant des échappées sur le port et la mer, est un véritable havre de tranquillité.

IMG_20160526_082752

Vue de la fenêtre salle de bains au San Francisco

Les bateaux oscillent tranquillement au soleil couchant, les touristes sont rares et les mouettes sont reines…  A la terrasse de l’excellent restaurant, crustacés, coquillages et poissons locaux sont à l’honneur. A partir de 100 euros la nuit pour deux, possibilité de suite familiale 4 personnes avec 2 chambres communicantes. http://lesanfrancisco.com

Malheureusement, le San Francisco ferme en octobre : raté pour ceux qui voudraient profiter des vacances de Toussaint. Une autre bonne adresse, l’hôtel des Isles, sur l’île aux Moines, a récemment changé de propriétaire et propose huit chambres à tarif doux, dans un cadre chaleureux et convivial. Son restaurant est décoré de façon originale, avec la proue d’un bateau en guise de bar ! A partir de 75 euros la chambre double, 145 euros la suite pour 3 personnes avec possibilité de lit d’appoint.

IMG_20160526_194237

La terrasse du Castel Clara, à Belle Ile

Mais si vous pouvez vous offrir une parenthèse cocooning de luxe, profitez d’une offre package famille très intéressante proposée par le magnifique Castel Clara Thalasso & Spa, pendant les vacances de Toussaint. C’est vraiment l’un des plus beaux hôtels où j’ai eu le plaisir de séjourner, avec ce panorama incroyable sur la baie. IMG_20160527_095259

 Il ne date pas d’hier : François Mitterrand (dont on connaît le goût – plus élitiste que socialiste – pour les belles et bonnes choses !) y avait sa chambre attitrée, paraît-il… On le comprend. Certes, l’établissement a beaucoup changé depuis, totalement rénové… mais il garde son atout majeur, ce fantastique emplacement, perché sur une falaise, d’où le panorama est éblouissant et l’isolement total – tranquillité assurée ! Vous pourrez aller faire des balades revigorantes sur la lande et la plage, et de revenir vous faire dorloter en thalasso.  Nager dans la piscine intérieure toute vitrée, avec pleine vue sur l’horizon bleu du ciel et de la mer, c’est nager dans… le luxe et la sérénité !

IMG_20160526_194141

chambre au Castel Clara

Package Toussaint à partir de 182,50€/adulte en chambre familiale et demi pension, accès au spa, séance de bain hydro-massant pour les parents,animations enfants.IMG_20160526_194249.jpg

Plus d’infos

Organisées pour les groupes mais aussi pour les familles, les courses au trésor organisées par Armor Evasion sont de vraies petites aventures maritimes, idéales pour explorer les îles en s’amusant et faire le plein d’histoires et d’infos sur le patrimoine local : chaque indice apporte une connaissance sur les monuments, l’histoire, la géologie ou les légendes du lieux… (Activité organisée sur demande et sur devis, toute l’année, demi-journée à une journée, à partir de 2 personnes, autres formules possibles dont chasses au trésor à pied ou à vélo dans les îles, courses d’orientation en kayak, croisières… )

Vous avez encore un jour pour aller voir l’exposition collective d’illustrations autour de la Nouvelle Orléans, dans le cadre de la sixième édition du Champs Elysées Film Festival, consacré cette année à la capitale de la Louisiane…

Lors du vernissage de l’expo, le 16 juin dernier, on pouvait boire des cocktails aux petits pois (oui, oui…) sur le magnifique rooftop du Publicis Champs Elysées.

Et en profiter pour découvrir une cinquantaine d’œuvres uniques, exposées et vendues durant le festival : elles intégreront ensuite la collection permanente de la Slow Galerie.

 Chaque année, depuis 2012, ce festival – premier et unique festival franco-américain de Paris, qui se veut « une passerelle entre les  cinématographies françaises et américaines » met à l’honneur une ville US, pour faire découvrir au public parisien ses différentes facettes culturelles.
Cette année, donc, la Nouvelle Orléans, berceau du jazz, du vaudou, de la sorcellerie, belle et festive avec ses carnavals et ses bars à cocktails, raffinée sous les balustrades et les porches colorés de son quartier français, affligée quand ses quartiers populaires furent balayés comme fétus de paille par l’ouragan Katrina en 2005 – l’un des plus puissants ouragans de l’histoire, qui imposa à la ville une reconstruction architecturale, mais aussi économique et sociale, de grande envergure…

Des artistes comme Daniel Lambert (le tramway ci contre) ou Cachette Jack (ci-dessous) ou Giacomo Nanni (ci-dessus) évoquent ses fameux tramways, ses jazzmen, ses maisons…

Après Virginie Morgand en 2016, c’est Lucille Clerc qui a réalisé l’affiche de cette sixième édition.

Les œuvres évoquent bien l’ambiance de la ville, pour qui a déjà eu la chance de la découvrir – et si ce n’est pas votre cas, vous pouvez en tout cas faire un petit voyage via l’expo mais aussi, bien sûr, à travers la programmation du festival : du Tramway nommé Désir au Bad Lieutenant, en passant par l’Etrange Histoire de Benjamin Button, la Petite ou la Féline, c’est l’occasion de voir ou revoir tous les grands classiques qui ont mis en scène cette fascinante ville et montré ses différents visages, ses mutations, ses changements sociaux et architecturaux à travers différentes époques… 

Quant au rooftop, qui vous donne l’occasion de redécouvrir aussi… les toits de Paris, il accueille tous les soirs une programmation musicale, à découvrir sur le site du festival.
Le lieu est magique, au septième étage de l’immeuble Publicis… au sein d’une étonnante et luxuriante végétation qui évoquerait presque la Louisiane , surtout par ces temps de canicule !

En ce dimanche électoral caniculaire, je vous propose de partir en Orient et au Japon, sans bouger de votre chaise longue, grâce à ces livres lus… et élus !

japonais

Les jours de 14 juillet, je reste dans mon lit douillet, chantait Brassens (qui n’avait jamais voté, ni appelé à voter pour quiconque). Comme j’ai fait mienne depuis longtemps cette saine philosophie anarco-individualiste, je reste sur ma chaise longue, en ces jours de grand-messe électorale où nos compatriotes s’en vont communier autour des urnes dans la ferveur d’une illusion démocratique… Et si j’en crois les sondages, je ne serai pas la seule ce dimanche à préférer le grand soleil qui nous inonde à l’obscurité (obscurantiste ?) de l’isoloir… Le second tour devrait atteindre des records historiques d’abstention – ce qui n’empêchera pas le pouvoir d’en sortir renforcé et de s’enorgueillir d’une majorité absolue (absolutiste ?) au sein de l’Assemblée censée nous représenter !

Bref, préférant l’évasion à l’élection, je m’en vais vous parler de deux tout récents prix littéraires –  j’ai été conviée récemment à la remise des Prix, mais je vous l’avoue, je ne les ai pas encore lus. Je m’y mets, promis; c’est mon devoir (non civique) de lectrice… Une chose est sûre, ils ont tout pour plaire à qui aime voyager !

couvdeosrientale.jpgDésorientale (Liana Levi) a obtenu le 8 juin dernier le prix littéraire de la Porte Dorée 2017, qui récompense chaque année une oeuvre de fiction écrite en français ayant pour thème l’exil, l’immigration, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires (vous le savez peut-être, ou peut-être pas, à la Porte Dorée se trouve un musée de l’Immigration – ex aquarium de Paris !)  Les lecteurs du comité de lecture et les membres du jury ont donc élu cette saga familiale signée par Négar Djavadi, née en Iran en 1969 dans une famille d’intellectuels, opposants aux régimes du Shah puis de Khomeiny, arrivée en France à l’âge de onze ans, après avoir traversé les montagnes du Kurdistan à cheval avec sa mère et sa soeur.
Aujourd’hui scénariste, elle signe avec Désorientale son premier roman et devient donc lauréate de cette huitième édition.

DJAVADIn_OPALE52311_03.jpg

« C’est quelque chose d’incroyable dans mon histoire personnelle, ça veut bien dire que cette histoire qui est la mienne, je suis de la première génération venue d’Iran…   Il y a une harmonie qui se crée entre l’immigré et l’histoire du pays d’accueil et qui passe par la littérature. Ça montre aussi qu’on vient enrichir un pays, à travers la langue, et ça fait plaisir. »

 

 

 

 

Le lendemain, 9 juin, autre remise de prix littéraire, d’un tout autre genre : celui des lecteurs seniors des résidences Domitys (qui compte une cinquantaine de clubs de lecture). Ils ont distingué le romancier japonais Durian Sukegawa, pour son roman « Les délices de Tokyo ». C’était la sixième édition de ce prix Domitys, qui prouve que la lecture reste à tout âge… un puissant stimulant neurologique et un vecteur de lien social, comme l’a souligné Marina Carrère d’Encausse, présidente du jury pour cette sixième édition.
En tout cas, ces seniors en résidence aiment s’en évader, en pensée… puisqu’ils ont élu à 46% ce roman japonais, déjà adapté à l’écran par la cinéaste Naomi Kawase. L’histoire se déroule autour d’une échoppe de dorayaki, ces pâtisseries japonaises fourrées d’une pâte de haricots rouges… Le jury n’a pas précisé s’il avait décompté les votes blancs !

 

Ce matin, nous quittions ce bel hôtel, dans l’Eure, au volant de la nouvelle Zoé électrique – ayant eu la chance de venir la tester ici… Une halte de charme, au vert !

P_20170616_094942.jpg

Sur la Zoé, objet de ce voyage presse organisé par Renault, je reviendrai dans un autre post, mais je dois dire qu’elle est très agréable à conduire, sur route comme sur autoroute – P_20170616_094107.jpgmême si j’ai toujours quelques réserves au sujet de la voiture électrique en tant que voiture « voyageuse » !

 

Quant au Manoir, peu de réserves, sinon son prix (à partir de 180 euros la nuit pour les chambres Cocoon, comme celle dans laquelle j’étais logéeP_20170615_160432

… 210 euros pour les chambres classiques et 240 euros en suite).

P_20170615_160506.jpg

C’est un endroit dont le charme vous environne de façon discrète mais prégnante. Pas de luxe tapageur, mais de l’élégance, des petites attentions  tout est pensé pour votre confort, votre bien-être, mais aussi pour le plaisir des yeux et des sens…

P_20170615_202041.jpg

On s’y sent comme dans une maison de famille – l’une de ces maisons chabroliennes que la plupart d’entre nous, faute d’avoir hérité une propriété terrienne aux tilleuls centenaires, ne connaîtra jamais que par la magie du cinéma français (qui adore les scènes de grandes tablées houleuses sous le tilleul et de réunions de famille venimeuses au coin de la cheminée…)

P_20170616_093858.jpg

Les charmants propriétaires, Camille et Hugues, ont justement hérité de cet endroit, qui n’était alors qu’une grande exploitation agricole et ont décidé d’en faire ce lieu de charme et de luxe discret, ouvert depuis deux ans… Les banquiers n’ont pas été faciles à convaincre, il a fallu beaucoup batailler, mais ils ont gagné leur pari. Ils ont gardé l’exploitation céréalière – dont les champs environnent le Manoir, ce qui a aussi l’avantage de garder au loin tout voisin gênant ou bruyant ! P_20170616_091940.jpgCalme et sérénité assurés, à 100 km de Paris, dans une Normandie plus campagnarde, mais moins pluvieuse, paraît-il, que celle du Calvados… Certes, les activités ne se bousculent pas, mais vous pourrez profiter sur place du spa (hammam et sauna, malheureusement pas de piscine – du moins pas encore) et des soins prodigués (massages, soins du visages Cinq Mondes…) aller visiter les producteurs locaux – cidre, fromages, et toutes les bonnes spécialités locales, que vous retrouvez dans votre assiette au Manoir.

P_20170616_085108.jpgCar les propriétaires ont su bien s’entourer, et ont en cuisine un jeune chef remarquable, qui utilise à bon escient les nombreuses herbes aromatiques du potager,P_20170616_085045.jpg

P_20170615_210758.jpg

marie épices rares et bons produits locaux, et concocte chaque jour un menu unique, à partir de ses trouvailles. P_20170615_214234.jpgP_20170615_211937.jpgMention spéciale aux rillettes de maquereau, avec le concombre en jus vert, versé dessus au moment de servir; très original, frais et délicat.

En ce beau soir de juin, après le dîner, comme il était agréable de faire quelques pas dans le parc et de profiter de la sérénité vespérale…

P_20170615_223131.jpg

P_20170615_223105.jpg