Vous avez encore un jour pour aller voir l’exposition collective d’illustrations autour de la Nouvelle Orléans, dans le cadre de la sixième édition du Champs Elysées Film Festival, consacré cette année à la capitale de la Louisiane…

Lors du vernissage de l’expo, le 16 juin dernier, on pouvait boire des cocktails aux petits pois (oui, oui…) sur le magnifique rooftop du Publicis Champs Elysées.

Et en profiter pour découvrir une cinquantaine d’œuvres uniques, exposées et vendues durant le festival : elles intégreront ensuite la collection permanente de la Slow Galerie.

 Chaque année, depuis 2012, ce festival – premier et unique festival franco-américain de Paris, qui se veut « une passerelle entre les  cinématographies françaises et américaines » met à l’honneur une ville US, pour faire découvrir au public parisien ses différentes facettes culturelles.
Cette année, donc, la Nouvelle Orléans, berceau du jazz, du vaudou, de la sorcellerie, belle et festive avec ses carnavals et ses bars à cocktails, raffinée sous les balustrades et les porches colorés de son quartier français, affligée quand ses quartiers populaires furent balayés comme fétus de paille par l’ouragan Katrina en 2005 – l’un des plus puissants ouragans de l’histoire, qui imposa à la ville une reconstruction architecturale, mais aussi économique et sociale, de grande envergure…

Des artistes comme Daniel Lambert (le tramway ci contre) ou Cachette Jack (ci-dessous) ou Giacomo Nanni (ci-dessus) évoquent ses fameux tramways, ses jazzmen, ses maisons…

Après Virginie Morgand en 2016, c’est Lucille Clerc qui a réalisé l’affiche de cette sixième édition.

Les œuvres évoquent bien l’ambiance de la ville, pour qui a déjà eu la chance de la découvrir – et si ce n’est pas votre cas, vous pouvez en tout cas faire un petit voyage via l’expo mais aussi, bien sûr, à travers la programmation du festival : du Tramway nommé Désir au Bad Lieutenant, en passant par l’Etrange Histoire de Benjamin Button, la Petite ou la Féline, c’est l’occasion de voir ou revoir tous les grands classiques qui ont mis en scène cette fascinante ville et montré ses différents visages, ses mutations, ses changements sociaux et architecturaux à travers différentes époques… 

Quant au rooftop, qui vous donne l’occasion de redécouvrir aussi… les toits de Paris, il accueille tous les soirs une programmation musicale, à découvrir sur le site du festival.
Le lieu est magique, au septième étage de l’immeuble Publicis… au sein d’une étonnante et luxuriante végétation qui évoquerait presque la Louisiane , surtout par ces temps de canicule !

En ce dimanche électoral caniculaire, je vous propose de partir en Orient et au Japon, sans bouger de votre chaise longue, grâce à ces livres lus… et élus !

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Les jours de 14 juillet, je reste dans mon lit douillet, chantait Brassens (qui n’avait jamais voté, ni appelé à voter pour quiconque). Comme j’ai fait mienne depuis longtemps cette saine philosophie anarco-individualiste, je reste sur ma chaise longue, en ces jours de grand-messe électorale où nos compatriotes s’en vont communier autour des urnes dans la ferveur d’une illusion démocratique… Et si j’en crois les sondages, je ne serai pas la seule ce dimanche à préférer le grand soleil qui nous inonde à l’obscurité (obscurantiste ?) de l’isoloir… Le second tour devrait atteindre des records historiques d’abstention – ce qui n’empêchera pas le pouvoir d’en sortir renforcé et de s’enorgueillir d’une majorité absolue (absolutiste ?) au sein de l’Assemblée censée nous représenter !

Bref, préférant l’évasion à l’élection, je m’en vais vous parler de deux tout récents prix littéraires –  j’ai été conviée récemment à la remise des Prix, mais je vous l’avoue, je ne les ai pas encore lus. Je m’y mets, promis; c’est mon devoir (non civique) de lectrice… Une chose est sûre, ils ont tout pour plaire à qui aime voyager !

couvdeosrientale.jpgDésorientale (Liana Levi) a obtenu le 8 juin dernier le prix littéraire de la Porte Dorée 2017, qui récompense chaque année une oeuvre de fiction écrite en français ayant pour thème l’exil, l’immigration, les identités plurielles ou l’altérité liée aux réalités migratoires (vous le savez peut-être, ou peut-être pas, à la Porte Dorée se trouve un musée de l’Immigration – ex aquarium de Paris !)  Les lecteurs du comité de lecture et les membres du jury ont donc élu cette saga familiale signée par Négar Djavadi, née en Iran en 1969 dans une famille d’intellectuels, opposants aux régimes du Shah puis de Khomeiny, arrivée en France à l’âge de onze ans, après avoir traversé les montagnes du Kurdistan à cheval avec sa mère et sa soeur.
Aujourd’hui scénariste, elle signe avec Désorientale son premier roman et devient donc lauréate de cette huitième édition.

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« C’est quelque chose d’incroyable dans mon histoire personnelle, ça veut bien dire que cette histoire qui est la mienne, je suis de la première génération venue d’Iran…   Il y a une harmonie qui se crée entre l’immigré et l’histoire du pays d’accueil et qui passe par la littérature. Ça montre aussi qu’on vient enrichir un pays, à travers la langue, et ça fait plaisir. »

 

 

 

 

Le lendemain, 9 juin, autre remise de prix littéraire, d’un tout autre genre : celui des lecteurs seniors des résidences Domitys (qui compte une cinquantaine de clubs de lecture). Ils ont distingué le romancier japonais Durian Sukegawa, pour son roman « Les délices de Tokyo ». C’était la sixième édition de ce prix Domitys, qui prouve que la lecture reste à tout âge… un puissant stimulant neurologique et un vecteur de lien social, comme l’a souligné Marina Carrère d’Encausse, présidente du jury pour cette sixième édition.
En tout cas, ces seniors en résidence aiment s’en évader, en pensée… puisqu’ils ont élu à 46% ce roman japonais, déjà adapté à l’écran par la cinéaste Naomi Kawase. L’histoire se déroule autour d’une échoppe de dorayaki, ces pâtisseries japonaises fourrées d’une pâte de haricots rouges… Le jury n’a pas précisé s’il avait décompté les votes blancs !

 

Ce matin, nous quittions ce bel hôtel, dans l’Eure, au volant de la nouvelle Zoé électrique – ayant eu la chance de venir la tester ici… Une halte de charme, au vert !

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Sur la Zoé, objet de ce voyage presse organisé par Renault, je reviendrai dans un autre post, mais je dois dire qu’elle est très agréable à conduire, sur route comme sur autoroute – P_20170616_094107.jpgmême si j’ai toujours quelques réserves au sujet de la voiture électrique en tant que voiture « voyageuse » !

 

Quant au Manoir, peu de réserves, sinon son prix (à partir de 180 euros la nuit pour les chambres Cocoon, comme celle dans laquelle j’étais logéeP_20170615_160432

… 210 euros pour les chambres classiques et 240 euros en suite).

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C’est un endroit dont le charme vous environne de façon discrète mais prégnante. Pas de luxe tapageur, mais de l’élégance, des petites attentions  tout est pensé pour votre confort, votre bien-être, mais aussi pour le plaisir des yeux et des sens…

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On s’y sent comme dans une maison de famille – l’une de ces maisons chabroliennes que la plupart d’entre nous, faute d’avoir hérité une propriété terrienne aux tilleuls centenaires, ne connaîtra jamais que par la magie du cinéma français (qui adore les scènes de grandes tablées houleuses sous le tilleul et de réunions de famille venimeuses au coin de la cheminée…)

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Les charmants propriétaires, Camille et Hugues, ont justement hérité de cet endroit, qui n’était alors qu’une grande exploitation agricole et ont décidé d’en faire ce lieu de charme et de luxe discret, ouvert depuis deux ans… Les banquiers n’ont pas été faciles à convaincre, il a fallu beaucoup batailler, mais ils ont gagné leur pari. Ils ont gardé l’exploitation céréalière – dont les champs environnent le Manoir, ce qui a aussi l’avantage de garder au loin tout voisin gênant ou bruyant ! P_20170616_091940.jpgCalme et sérénité assurés, à 100 km de Paris, dans une Normandie plus campagnarde, mais moins pluvieuse, paraît-il, que celle du Calvados… Certes, les activités ne se bousculent pas, mais vous pourrez profiter sur place du spa (hammam et sauna, malheureusement pas de piscine – du moins pas encore) et des soins prodigués (massages, soins du visages Cinq Mondes…) aller visiter les producteurs locaux – cidre, fromages, et toutes les bonnes spécialités locales, que vous retrouvez dans votre assiette au Manoir.

P_20170616_085108.jpgCar les propriétaires ont su bien s’entourer, et ont en cuisine un jeune chef remarquable, qui utilise à bon escient les nombreuses herbes aromatiques du potager,P_20170616_085045.jpg

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marie épices rares et bons produits locaux, et concocte chaque jour un menu unique, à partir de ses trouvailles. P_20170615_214234.jpgP_20170615_211937.jpgMention spéciale aux rillettes de maquereau, avec le concombre en jus vert, versé dessus au moment de servir; très original, frais et délicat.

En ce beau soir de juin, après le dîner, comme il était agréable de faire quelques pas dans le parc et de profiter de la sérénité vespérale…

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Déjà une semaine demain… Petite rando dans les alpages au-dessus du village de Christine et Jean-Marc, mes amis helvètes, pour aller manger une fondue au sommet… Sont fous, ces Suisses ;)

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C’est un chemin qui semble ne mener nulle part…  Il poursuit la voie romaine qui commence dans la forêt, à la lisière du joli village de Ballaigues, et s’arrête tout net au milieu d’un pré… Il faut alors prendre son courage à deux mains, ou plutôt à deux pieds, pour continuer dans le pré qui monte, monte, monte… vers le haut de la montagne. Donc, on monte. En soufflant. Sous l’œil goguenard des vaches.

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Elles font même mine de nous suivre, et leurs cloches moqueuses sonnent sonnent, derrière nous… Mais elles se lassent avant qu’on arrive au sommet : victoire ! L’heure de la fondue approche !

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Le refuge d’alpage que nous atteignons se nomme les Cernys    : endroit très

 

convivial, que vient de reprendre un avenant et sympathique restaurateur.P_20170603_191740 Il s’est longtemps expatrié au Mexique, et s’est marié avec une Mexicaine, tout aussi sympathique que lui. Vous pourriez donc croire qu’ils vont vous proposer quelques fajitas avec la fondue. Que non ! En Suisse, on ne plaisante pas avec les traditions ! Il nous explique que dans les chalets d’alpage, il est hors de question – et même interdit – de proposer autre chose que des produits typiquement d’alpage… autrement dit, exit le guacamole, et bienvenue au gruyère (le vrai, l’unique, le gruyère suisse, celui qui n’a pas de trous; attention, ne confondez jamais gruyère et emmental devant un Suisse ;-))

Avec la fondue (excellente) on a droit au pain, mais attention, ici, on n’est pas en France, dans ces restos savoyards qui vous proposent le pain rassis déjà coupé en petits carrés. Ici, en Suisse, on rompt son pain (frais) soi-même. Et si on demande de la salade avec la fondue, on se trahit irrémédiablement : vous venez de Paris ? demande la serveuse en rigolant…

 

Oui, parce que malgré toutes ces règles non écrites,  on a bien rigolé quand même… et bien mangé! Les Suisses savent parfaitement (et délicieusement) nous faire avaler leurs immuables traditions; et même si on vous propose « un pot de thé noir » bien chaud pour accompagner la fondue (d’après les Suisses, ça fait digérer) cela s’accompagne sans chichis d’un bon petit vin blanc suisse (je trouve que ça fait bien digérer aussi) ! Et puis après, il y a aussi le digestif (au cas où le thé n’y suffise pas !) L’absinthe, c’est aussi la tradition suisse, comme toute une série d’eaux de vie… Bien dommage que le patron n’ait pas le droit de vendre son kirsch maison, qui doit surpasser celui dont « la patronne » arrose sa salade de fruits – en dessert, vous aurez le choix entre « salade de fruits normale » (juste les fruits), salade de fruits au kirsch, salade de fruits au kirsch vieux, et salade de fruits « de la patronne »… avec du kirsch… et de la crème – double, cela va sans dire – la fameuse double crème de Gruyère, pour une fois sans ses -traditionnelles- meringues ! Tant pis si vous préférez le chocolat, en alpage, même en Suisse, on n’a pas droit au chocolat; par contre, les fruits sont fraîchement coupés : pas de boîtes, ici, tout est fait maison -sauf le kirsch, donc, à cause de ces lois scélérates qui viennent embêter les bouilleurs de crus des alpages  !

Du coup, on peut envisager de redescendre la montagne… sans craindre la petite pluie qui commence à tomber !  P_20170603_190202.jpg

Bon, je vous rassure, vous pouvez aussi arriver aux Cernys par la route, en voiture… mais il faut l’avouer, la petite rando  (une heure environ) c’est bien agréable, ça ouvre l’appétit en même temps que de beaux horizons (superbe vue sur la vallée)… et ça déculpabilise à l’heure de manger la fondue : on l’a bien méritée, celle-là !

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bini.pngAlors qu’Airbnb propose désormais aux propriétaires inscrits de se faire aussi guides de leur ville, voilà un nouveau concurrent, qui se revendique comme « la première plateforme communautaire d’expériences touristiques et culturelles made in Europe »

LocalBini se lance en mai à Paris, avec l’ambition de continuer sur sa lancée dans plusieurs villes, d’ici la fin de l’année. « Après Zurich, Paris, Lisbonne et Genève, nous déploierons l’offre dans d’autres villes de France, du Royaume-Uni, de la Pologne, du Portugal et de la Suisse d’ici à l’été 2017. », confie Mateuz Mierzwinski, l’un des deux fondateurs du site.
Mais concrètement, de quoi s’agit-il ? La plate-forme et l’appli gratuite, géolocalisée et reliée aux centres d’intérêt des utilisateurs, proposeront « d
es expériences touristiques et des sorties culturelles inédites, concoctées par une communauté de passionnés » : ceux-ci,  baptisés « BiniGuides », accompagneront les voyageurs de passage, nouveaux arrivants mais aussi habitants en quête de nouvelles découvertes.

D’après Mateusz Mierzwinski et son associé, Thomas Picariello – deux globe- trotteurs « en quête d’une aventure entrepreneuriale et humaine » – cette nouvelle démarche répond à un nouveau besoin des voyageurs : « Ils veulent désormais de plus en plus vivre des expériences personnelles au contact de vraies personnes, loin du tourisme de masse aseptisé ».  En outre, les touristes d’aujourd’hui sont plus attachés à leur smartphone qu’à leur guide Michelin : au deuxième semestre 2016, près d’1/4 des réservations en ligne ont été effectuées à partir d’un smartphone (source Criteo 2016). 

Pour devenir « biniguide », il faut s’inscrire sur la plate forme et passer un entretien téléphonique;  si votre candidature est retenue, vous devrez suivre un « digital workshop » avant de pouvoir proposer des expériences « en accord avec la philosophie du site ». Celui-ci tient en effet à garantir une démarche qualité qui repose sur une sélection rigoureuse. Il se commissionne ensuite sur les ventes : quelque soit l’expérience proposée, la commission du site est de 19%… le reste viendra arrondir vos fins de mois. 

Une belle terrasse avec du bon dans l’assiette, ce n’est pas si courant à Paris : invitée hier à déjeuner au restaurant de l’Opéra, j’en profite pour renouer le fil de ce blog délaissé trèèèèès longtemps !terrasse1

Le restaurant l’Opéra a ouvert depuis quelques années déjà, dans ce beau Palais Garnier inauguré le 5 janvier 1875…  qui méritait bien une touche de nouveauté architecturale. Car avant même de s’intéresser au contenu de l’assiette, on est d’abord séduit par la configuration audacieuse de ce restaurant baptisé « Phantom » par son architecte, Odile Decq. Il joue avec les formes et les lignes, tout en s’intégrant harmonieusement au monument historique qui l’accueille… Opéra restaurant, sallerestaurant l'OpéraOpéra restaurant, détailOpéra restaurant, extérieur
Nous avons déjeuné en terrasse, profitant de la douceur de l’air – et les terrasses aussi vastes et tranquilles, en plein cœur de Paris,  il faut en profiter ! Des parois de verre isolent les tables du capharnaüm automobile des alentours; les grands parasols blancs donnent à ce vaste parvis un peu solennel, au pied des vieilles et vénérables pierres de Garnier, une touche balnéaire. Un petit tour aux toilettes ? Vous pénétrez d’abord dans la salle, qui semble s’enrouler et se dérouler sur elle-même en volutes – comme un air d’opéra…  Puis vous pénétrez dans l’enceinte du théâtre,  et vous entendez la musique des répétitions.
Retour à votre assiette : c’est un chef japonais, Chihiro Yamazaki, qui officie aux fourneaux, et sa carte, qui se joue en trois actes (le premier pour les entrées, le second pour les plats, le troisième pour les desserts) se révèle parfaitement maîtrisée… Des classiques revisités avec toute l’habilité asiatique, une « fusion food » de qualité : sashimi de daurade sur tartare fruits de la passion resto l'opéra, l'assiette.jpg suivis d’un dos de cabillaud « laqué au miso »… tandis qu’Hélène, qui a eu la bonne idée de m’inviter en ce lieu (merci Hélène ;) déguste des raviolis de gambas dans une émulsion de coco-saté, et un risotto vert au parmesan… Nous terminons par une panna cotta de bonne tenue (comme le tiramisù, autre délectable dessert italien, on la met tellement à toutes les sauces, bonnes ou moins bonnes… qu’on peut se féliciter quand elle s’avère assez onctueuse, doucement vanillée, même si le coulis est plus « confiture » que fruits frais !)

Bref, un restaurant à recommander pour un bon déjeuner dans un cadre d’exception, mais qui n’est pas à la portée de toutes les bourses : 37 euros l’entrée-plat ou le plat-dessert, 9 euros le moindre verre de vin… l’addition monte vite !

Et pour le plaisir d’une visite nocturne, quelques images d’un autre repas à l’Opéra, cet hiver, non pas au restaurant mais au cœur du foyer, pour un somptueux dîner de gala… foyer de l'Opéra, dîner de gala.jpgUne salle incroyablement somptueuse, une passionnante conversation avec des étoiles de l’Opéra et de la troupe de Wayne Mac Gregor, qui nous ont fait le plaisir de partager notre repas… après nous avoir régalé du magnifique ballet Tree of Codes ! plafond Chagall.jpg

Juste le temps d’admirer le plafond de Chagall avant que le rideau se lève sur les danseurs… Puis, dans nos assiettes, un menu « à thème » particulièrement réussi – en guest star, le dôme de lumière aux Saint Jacques, une réussite tant visuelle que culinaire !dôme de lumière.jpg

Une soirée magique… Quand partent les dîneurs et que résonnent les derniers pas, quand ne restent que les fantômes sous les lumières des plafonniers, qui font briller doucement les marbres et les ors des plafonds… c’est l’un de ces moments rares qu’on a envie de partager !P_20170220_233702.jpg

 

 

 

 

 

Week-end d’hiver à Cracovie :  le soir vient tôt, et dans le ciel rouge du soleil couchant, de gracieuses silhouettes semblent suspendues, virevoltant sur les filins de cet étonnant pont qui enjambe la Vistule… comme un nouveau lien entre deux quartiers en mutation.

P_20170128_150656.jpgC’est un pont qui témoigne de la vitalité de cette belle ville chargée d’histoire… et d’avenir : inauguré il y a moins de sept ans, en septembre 2010, ce pont témoigne de la mutation en cours. Il a pour nom Kladka Bernatka – difficile à mémoriser quand on ne parle pas polonais… je confesse que j’ai dû rechercher sur un plan de la ville pour ranimer mes souvenirs !P_20170128_150420.jpgP_20170129_165749.jpg

Léger et aérien, réservé aux piétons et aux cyclistes, il réunit le quartier de Podgórze, celui où nous logeons et qui semble en pleine transformation, et le quartier juif de Kazimierz, plus touristique, qui reP_20170128_150721noue quant à lui avec ses origines bohèmes et multiplie les galeries d’art, lofts branchés dans d’anciens immeubles décrépits, street art, restos tendance et cafés vintage… où on peut se réchauffer pour l’équivalent d’un euro avec un « shot » de vodka au citron ou aux fruits des bois, vite avalé au bar…P_20170129_203800.jpg
P_20170128_195223 Enfin, quand je dis un…

Sur la rive Podgórze, il faut marcher un peu, et traverser des zones anciennement industrielles, à demi en friche, hérissées de grues, où on transforme les usines en musées – les 4000 m2 du magnifique MOCAK (Museum of Contemporary Art in Krakow) a ouvert en 2011 sur le site où se trouve aussi la célèbre fabrique d’Oskar Schindler – transformée quant à elle en lieu de mémoire.
Quant au Centre d’art et de technologie japonais Manggha, il est l’oeuvre de l’architecte Arata Isozaki.
Sur l’autre rive, on flâne dans le centre ancien de Cracovie, autour de sa très belle grand place, le Rynek – l’une des plus vastes d’Europe, paraît-il. P_20170128_171052.jpgOn peut admirer l’architecture médiévale, les somptueuses façades illuminées le soir, mais aussi ressentir un dynamisme qui s’exprime jusque dans ces ruelles figées par le froid mais illuminées, vivantes et chaleureuses… La ville bouge, même si on s’en aperçoit peut-être plus dans les quartiers nouveaux que dans le somptueux et très touristique centre médiéval.P_20170128_183625.jpg
Les cafés sont bondés le soir, de nouveaux restaurants et musées ouvrent dans les cours et les souterrains, beaucoup de magasins sont ouverts jusque tard, le dimanche… malgré le catholicisme polonais, le jour du Seigneur semble sacrifié à l’essor économique !

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Et l’art contemporain vous fait un clin d’oeil aux endroits les plus inattendus…

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Cracovie est une ville qui bouge, avec agilité et avec grâce… comme ses danseurs sur la Vistule.P_20170128_150602.jpg